L'erreur est humaine

Drôle de vie décidément que celle de musicien professionnel. Loin des frasques légendaires des rock-stars aux fans et groupies délurées, un artiste nantais a pourtant mis la barre très haut en tombant enceint. Coup de pub, canular ? Non, juste une erreur de l'Assurance maladie.

Autant dire que la surprise a été de taille pour le musicien à l'ouverture de sa boite aux lettres. Un courrier de la caisse primaire d'assurance maladie de Loire-Atlantique (CPAM 44), accusant de la bonne réception de sa déclaration de grossesse et témoignant de la volonté de l'organisme social d'accompagner le père mère dans toute sa grossesse jusqu'à la naissance prévue en juin.

Le pianiste, auteur, compositeur, interprète, a simplement été confondu lors de la saisie informatique avec l'assurée précédente.

La grossesse masculine sujet de buzz ?

Légende urbaine, coup de pubs, fantasme de scientifiques, la grossesse masculine est toujours un sujet à histoires :

  • en 1995, le film américain "junior" avec Arnold Schwarzenegger raconte l'histoire d'un médecin tombant enceint à la suite d'injection de produits dans le cadre d'études sur la fertilité ;
  • en 1999, l'artiste américain Lee Mingwei  promeut l'un de ses projets artistiques en montant un énorme canular sur sa grossesse ;
  • plus récemment en 2002, un chirurgien chinois, le docteur  Chen Huanran lance un appel aux volontariat, ce dernier pense alors pouvoir rendre des hommes enceints.

Des justifications nécessaires

La bourde de la CPAM n'est pas la première en date. Heureusement assez rare, ce type d'erreur n'est pas toujours simple à corriger, surtout quand l'Assurance maladie vous considère comme décédé. Si dans notre histoire, l'erreur est bien évidente, dans la majorité des cas il faut faire montre de courage et de patience pour prouver administrativement sa bonne foi. En effet, de l'erreur à la fraude il n'y a qu'un pas, la rigueur  informatique, la croissance exponentielle du nombre de dossiers traités, et le besoin d'économie, n'adoucissant en rien le problème.

Depuis quelques temps la chasse aux fraudeurs s'est considérablement développée dans les organismes sociaux. Pour rappel, toute fausse déclaration est répréhensible financièrement voir être assujetti à des peines de prison dans certains cas. En cas de fraude, après notification des faits reprochés et de la sanction financière encourue, l'assuré dispose d'un mois pour se justifier. Un nouvelle notification indiquant la décision finale du directeur de la CPAM locale. Pour contester cette décision, l'assuré doit saisir le tribunal administratif.

Tout a été remis en ordre pour notre musicien qui n'aura été enceint que le temps d'une semaine.

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