Des chefs d'entreprise trop prudents ?

Pour la plupart des responsables interrogés, le risque de recruter un nouveau salarié est bel et bien réel. Selon Jean-Marc Jaumouillé, directeur à Fiducial (un groupe de services aux entreprises), "quand une TPE embauche, elle prend un risque énorme. Un dirigeant de TPE qui veut recruter un troisième salarié sait qu'il aura besoin de 20 % à 25 % de chiffre d'affaires additionnel pour compenser cette augmentation d'un tiers de son effectif.".

Cette inquiétude serait due à un manque de visibilité sur l'avenir. Comme le souligne Jean-Marc Jaumouillé, "le manque de visibilité nuit à l'investissement et à l'emploi. Et le gouvernement ne semble pas leur envoyer de signaux clairs".

Un contexte de crise difficile pour les TPE

Les chiffres parlent d'eux même, alors que le plus fort de la crise semble derrière nous, les conséquences n'en sont pas moins d'actualité. Les prévisions d'embauche pour 2011 (9 % des TPE seraient prêtent à embaucher) sont d'ailleurs les plus faibles depuis 2007. Ainsi :

  • 76% des entrepreneurs interrogés considèrent qu'il est plus difficile d'exercer aujourd'hui qu'en 2000 ;
  • 14% d'entre eux estiment que leur situation professionnelle s'est améliorée depuis dix ans ;
  • 31 % des entreprises jugent leur situation financière préoccupante.

Quel avenir pour les services?

Pour la fin de l'année, les prévisions ne sont pas non plus très optimistes. Dans le secteur des services à la personne une diminution,sur un an, de 4%  de la création nette d'emplois (création - suppression de postes) est ainsi annoncée. Pour les services aux entreprises, cette diminution devrait être de 5 %.

De manière générale, le sondage annonce une évolution, de la création nette d'emploi, négative de 2,5%.

Les TPE représentent 37 % de l'emploi en France. Si seules 3 % de ces entreprises envisagent de réduire leurs effectifs, la croissance n'est, pour autant, pas prête de repartir.

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