Nicolas Sarkozy a réuni ce matin François Fillon, Christine Lagarde (Ministre de l'économie), François Baroin (Ministre du Budget) et ses principaux conseillers à une réunion sur le budget 2011. A l'issu de cette réunion qui s'est tenu au fort de Brégançon il a été annoncé que dix milliards d'euros de niches fiscales et sociales seront supprimés dès l'automne. 

470 niches fiscales recensées représentent un manque à gagner pour l'Etat en 2010 de 75 milliards d'euros. La réduction sur les intérêts d'emprunt immobilier devrait disparaitre au profit d'un prêt à taux zéro amélioré. 

En revanche, selon l'UMP, les avantages sociaux qui ont « un effet direct sur l'emploi » devraient être gardés : emploi à domicile, crédit d'impôt recherche, TVA dans la restauration et rénovation de logements. La réduction du déficit public se fera en réduisant en priorité la dépense publique : l'impôt sur le revenu, la TVA, et l'impôt sur les sociétés n'augmenteront pas.

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Ce n'est pas aussi évident que ça. Baroin a répondu ça se matin dans le Figaro : Certaines réductions fiscales correspondent à des charges de famille, à des situations de handicap, d'invalidité, d'âge. Seront-elles rognées elles aussi ? Réponse : De la même façon que nous n'avons pas touché au RSA et aux minima sociaux, les publics fragiles seront épargnés par le rabot ou la suppression des niches. La politique familiale sera elle aussi préservée. Mais il est vrai que la réduction des niches est un exercice subtil et difficile. Trouver 10 milliards d'économies sur les 75 milliards de dépenses fiscales et sur les 45 milliards de niches sociales représente un effort substantiel. Mais nécessaire. Pendant des années, les niches ont été le choix de la facilité. On a parfois arrosé le sable.