151,1 millions d'heures. Tel est la quantité ainsi déclarée par les trois millions de particuliers employeurs au premier trimestre de l'année en cours, ce qui vaut donc cette hausse de 0,2 % sur un an.

Il s'agit de la première augmentation depuis le premier semestre 2008, puisque la crise n'avait pas non plus épargné un secteur en forte progression depuis quinze ans.

Un salaire horaire proche du SMIC

Une crise qui eut pour conséquence néfaste, la diminution sensible du nombre de particuliers employeurs. Les ménages aussi s'amenuisaient sur le nombre d'heures d'emplois familiaux, seules les gardes d'enfants échappant à la morosité ambiante.

L'horaire moyen déclaré par chaque employeur continue d'ailleurs de baisser. Il a de ce fait atteint 71,1 heures au premier trimestre (-2,1 % sur un an), selon l'Acoss.

Quant au salaire horaire moyen d'un emploi à domicile, il a en revanche augmenté de 3,1 % en un an, et s'élève dorénavant à 8,80 euros bruts.

Vers une hausse du taux de cotisations ?

Ce timide sursaut du volume horaire pourrait cependant être mis à mal par le plan de rigueur voulu par le gouvernement. Le ministre du Budget François Baroin envisage en effet de supprimer l'abattement de 15 points de cotisations patronales. Cette mesure est proposée aux ménages déclarant le salaire réel, et non forfaitaire, de leur employé.

La niche fiscale (= abattement ou crédit d'impôts) sur les emplois à domicile serait par contre maintenue. Elle a pour but d'inciter les particuliers à déclarer leurs employés, afin de lutter contre le travail au noir.

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