Selon l'enquête UNCCAS/ANSP réalisée auprès de 973 adhérents en juin 2010, les CCAS et CIAS pallient aux insuffisances de la couverture territoriale du secteur :
- les CCAS/CIAS gèrent une majorité de petits services, dans les zones peu, voire non couvertes par d'autres acteurs (26 000 heures d'intervention annuelle en moyenne pour les services d'aide et d'accompagnement à la vie quotidienne, principalement en direction de personnes fragiles) ;
- les CCAS/CIAS ont largement joué le jeu de la professionnalisation puisque 54% de leurs assistantes maternelles et 36% de leurs aides à domicile sont diplômés ;
- la loi de développement des services aux personnes de 2005 n'a pas eu d'impact réel sur les effectifs globaux de leurs services, qui restent stables.

L'UNCCAS est favorable à la mise en place d'une nouvelle logique tarifaire qui prenne en compte l'ensemble des coûts réels des services proposés au travers d'un budget global annualisé (frais de personnels, de formation, de structure...). Elle soutient la démarche de révision du système de tarification engagée par l'Assemblée des départements de France (ADF) en précisant que l'Etat doit assumer ses responsabilités de financeur.
Pour l'UNCCAS, le maintien de la qualité du service, encouragée depuis plusieurs années par les pouvoirs publics, doit rester un objectif prioritaire. La formation des personnels doit être améliorée et ses coûts doivent être mieux pris en compte.
L'UNCCAS encourage les CCAS et les CIAS à proposer des CDI et à titulariser quand cela est possible le personnel contractuel afin de développer l'emploi et de lutter contre la précarité dans le secteur de l'es aides à domicile.
Afin d'améliorer le maillage des services au niveau du territoire, l'UNCCAS préconise la mutualisation des moyens au travers d'outils tels que les groupements de coopération sociaux et médico-sociaux ou le développement de l'intercommunalité sociale. La mutualisation doit permettre d'accroître le nombre d'heures d'intervention des CCAS/CIAS et contribuer au maintien des structures et des emploi.
L'UNCCAS est opposée à toute suppression de déductions et d'exonérations fiscales dans le secteur des services à la personne et elle estime que le financement doit s'inscrire dans le cadre d'une politique de l'aide à l'autonomie, globale, pérenne et cohérente.
L'UNCCAS souhaite que l'Etat se positionne plus clairement sur les perspectives d'avenir de l'aide à domicile, notamment à l'horizon du projet de création de 5ème risque censé prendre en compte l'ensemble de la problématique de l'aide à l'autonomie des personnes, à domicile comme en établissement.

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