La CCIP vient de publier un document intitulé "L'emploi au coeur des préoccupations des entreprises de services à la personne". Elle a présenté les résultats de cette enquête menée à Paris et dans la petite Couronne, auprès de 629 dirigeants d'entreprises de services à la personne. Les résultats ont été diffusés au Forum-Expo « Services à la personne : emploi et professionnalisation» du 19 juin 2008 à Paris, auquel aladom a pu se rendre.

Les 290 chefs d'entreprises ayant répondu sont plutôt optimistes pour l'avenir de leurs sociétés.
Plus de 80 % ont vu leur chiffre d'affaires augmenter en 2007 et estiment que cela continuera en 2008.
Plus de la moitié des dirigeants envisage une stabilité des marges bénéficiaires pour l'année prochaine et plus d'un tiers prévoit même leur augmentation.
Un tiers des chefs d'entreprise projette de se lancer en 2008 dans de nouvelles activités (aide à domicile des personnes âgées et livraison de repas). Les chefs d'entreprise estiment que les activités amenées à se développer à l'avenir sont celles tournées vers les enfants et les personnes âgées ou handicapées.
74% des dirigeants du secteur envisagent par ailleurs de recruter d'ici fin 2008, en CDI dans 65% des cas.

Pour créer les conditions favorables à l'essor de ce secteur, ils demandent des assurances quant à la pérennisation des aides fiscales et sociales et soulignent l'importance d'une stabilité du cadre législatif et d'une harmonisation des règles fiscales, quel que soit le statut des organismes.

Pour 87% des chefs d'entreprises interrogés, le recrutement arrive en tête des difficultés rencontrées dans la gestion courante de leur entreprise. Ainsi, sur les 70% ayant cherché à recruter au cours des 2 dernières années, 88% d'entre eux ont dû faire face à des difficultés d'embauche, contre 57% l'an passé.
Les causes invoquées pour expliquer les difficultés de recrutement :

  • la motivation insuffisate des candidats, souvent orientés vers ce secteur par défaut, est cité par 84% des dirigeants;
  • le niveau de qualification des postulants est insuffisant pour 68% des interrogés;
  • le niveau de rémunération : pour 60% des chefs d'entreprise, il est jugé trop faible par les candidats (les exonérations de charge ne concernant que les bas salaires, n'incitent pas les patrons à rémunérer au-delà du SMIC) ;
  • le manque de polyvalence des candidats souligné par 60% des dirigeants ;
  • l'absence de moyen de locomotion : 58%;
  • la mauvaise connaissance du secteur : 58 %;
  • le temps de travail jugé insuffaisant : 49 %;
  • les conditons de travail difficile : 38%.

Retrouvez cette étude sur le site du Centre Régional d'Observation du Commerce, de l'Industrie et des Services.

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