Le constat est sans appel pour la Cnaf : les fausses informations circulent massivement et créent une confusion réelle pour des millions d'usagers. Qu'il s'agisse de primes imaginaires de 400 € ou de prétendues aides pour les propriétaires de chiens, ces rumeurs saturent les accueils des Caf, obligeant les équipes à gérer des flux de demandes liées à des prestations qui n'existent pas.
Un nouvel espace de « désintox »
Pour contrer ce phénomène, la Caf a mis en ligne un espace entièrement dédié à la vérification de l’information : caf.fr/contreladesinformation. Ce portail propose :
- Des articles de vérification répondant point par point aux rumeurs les plus virales.
- Des repères et outils pour aider les allocataires à identifier les sources fiables.
- Des décryptages juridiques réalisés avec Les Surligneurs, un média expert en « legal-checking » composé de journalistes et de chercheurs en droit.
Une alliance inédite avec Le Gorafi
Pour marquer les esprits, la Caf a choisi une approche originale en s’associant au célèbre site parodique Le Gorafi. Depuis le 6 février, une campagne utilisant les codes de l’humour et de l’absurde (comme l'annonce d'une aide fictive pour le déménagement des influenceurs à Dubaï) est diffusée sur Facebook, Instagram et TikTok.
L’objectif est pédagogique : rappeler avec un ton décalé que, face à une information surprenante, une seule source fait autorité : le site caf.fr.
Un enjeu de cohésion sociale
Cette lutte contre la désinformation est cruciale pour l’institution qui accompagne aujourd'hui 13,5 millions d’allocataires, soit près d’un habitant sur deux en France. En signalant systématiquement les contenus trompeurs aux plateformes pour en limiter la propagation, la Cnaf entend protéger les bénéficiaires et garantir l'accès aux droits réels.
Le conseil de la Caf : Avant de partager une information sur les réseaux sociaux, assurez-vous qu'elle est vérifiée. Relayer une info non confirmée contribue, souvent malgré soi, à la propagation des infox.