Représentativité patronale dans la branche des services à la personne

Les chiffres de la représentativité sont communiqués tous les 4 ans. Voici les chiffres du 8 avril 2025 qui ont été validés par la DGT  sur un total de 6630 entreprises adhérant à une Organisation Patronale de la branche regroupant 301999 salariés des entreprises :

  • SESP : 1891 entreprises, 28,52% des entreprises, 124245 salariés, 41,14% des salariés de la branche
  • Fédésap : 3548 entreprises, 53,51% des entreprises, 123717 salariés, 40,97% des salariés de la branche
  • SYNERPA : 604 entreprises, 9,11% des entreprises, 29237 salariés,  9,68% des salariés de la branche
  • FFEC : 587 entreprises, 8,85% des entreprises, 24800 salariés, 8,21% des salariés de la branche

La FESP en tête en nombre de salariés

La Fédération du Service aux Particuliers (FESP), par l'intermédiaire de son syndicat le SESP, maintient sa place de première fédération du secteur. Elle revendique une audience de 41,14 % en nombre de salariés.
Pour la FESP, cette position est le résultat d'un engagement historique en faveur de la pluralité des métiers (26 professions représentées) et des modèles d'intervention (prestataire, mandataire, mise à disposition). La fédération souligne son rôle d'accélérateur de croissance pour les entreprises, citant des avancées majeures telles que la défense du crédit d'impôt et la mise en place de l'avance immédiate. Elle s'appuie sur une dynamique de développement illustrée par la réussite de réseaux tels que Ouihelp, Complétude ou Babychou.

La Fédésap en tête sur le nombre d'entreprises

De son côté, la Fédésap réaffirme sa position de première organisation en nombre d'entreprises adhérentes. Avec 3 548 entreprises, elle regroupe 53,51 % des structures de la branche. L'organisation précise notamment qu'elle rassemble 15 des 28 réseaux leaders identifiés par l'étude Xerfi (O2, Axeo Services, Azaé...).
Cependant, la Fédésap et la FFEC (Fédération Française des Entreprises de Crèches) pointent du doigt ce qu'elles qualifient d'incohérences majeures dans les chiffres validés par l'administration.
Frank NATAF, président de la Fédésap, déclare : « Malgré des éléments précis, étayés et concordants portés à la connaissance de l’administration, et une analyse  particulièrement argumentée, la DGT a choisi de ne pas procéder à un contrôle de fond des données déclarées. Nous le déplorons. Cette décision donne le sentiment qu’en dépit d’un faisceau d’indices convergents, l’administration a préféré confirmer les résultats plutôt que d’en sécuriser pleinement les fondements. »

Un contentieux porté devant la justice

Malgré la certification des chiffres par des commissaires aux comptes, la Fédésap et la FFEC contestent la sincérité des effectifs salariés déclarés par le SESP (FESP). Elles soulèvent plusieurs interrogations techniques :
  • Moyenne de salariés : Elles notent une moyenne de 172 salariés dans les structures de plus de 11 salariés du SESP, contre une moyenne sectorielle estimée entre 45 et 50.
  • Périmètre d'activité : Elles s'interrogent sur l'inclusion potentielle d'effectifs ne relevant pas du champ conventionnel de la branche.
  • Évolution des données : Une baisse du nombre d'entreprises adhérentes au SESP parallèlement à une hausse marquée du nombre de salariés est également relevée.
Face au refus de la DGT de procéder à un contrôle de fond de ces données déclaratives, la Fédésap et la FFEC ont annoncé leur intention de saisir la justice et de déposer une plainte avec constitution de partie civile. Cette démarche vise à obtenir un examen indépendant de la sincérité des chiffres qui déterminent la gouvernance de la branche et le poids de chaque organisation dans le dialogue social.