Bonne nouvelle pour les auto-entrepreneurs : les taux de cotisations sociales du régime micro-social sont maintenus en 2026. Pour les activités de services relevant des BNC ou des prestations de services (comme le ménage à domicile), le taux reste autour de 21 % du chiffre d’affaires, incluant assurance maladie, retraite de base et retraite complémentaire.
- pas de chiffre d’affaires = pas de cotisations,
- mais un chiffre d’affaires trop faible = droits sociaux limités, notamment pour la retraite.
Côté fiscalité, la réforme controversée sur la TVA des auto-entrepreneurs a finalement été abandonnée. Les seuils de franchise de TVA sont donc maintenus, évitant une complexification supplémentaire pour les indépendants du secteur. Une décision saluée par de nombreux acteurs, comme le souligne Previssima, qui rappelle que cette réforme aurait fragilisé des milliers de petites activités déjà sous pression.
En 2026, le cadre est donc stable, mais la question n’est pas tant combien on cotise, plutôt ce que ces cotisations permettent réellement de construire.
Et pour comprendre comment des règles fiscales comme le prélèvement à la source impactent aujourd’hui les auto-entrepreneurs sur les plateformes numériques, découvrez notre article complet.
Retraite : le vrai point de bascule entre salariat et indépendance
C’est souvent là que tout se joue. En tant qu’auto-entrepreneur, la retraite est calculée en fonction du chiffre d’affaires déclaré. Pour valider des trimestres, il faut atteindre un seuil minimum de revenus. Si l’activité est partielle, irrégulière ou subie (temps choisi faute de mieux), les droits acquis peuvent être faibles.
À l’inverse, une femme de ménage salariée cotise automatiquement via son salaire brut. Les trimestres sont validés plus facilement, les droits sont plus lisibles, et la retraite complémentaire est intégrée d’office.
Selon Service-public.fr, c’est l’un des principaux écarts entre les deux statuts :
Le salarié bénéficie d’une protection sociale plus complète, notamment en matière de retraite et d’assurance chômage.
Un point souvent sous-estimé quand on compare uniquement le revenu mensuel.
L’auto-entreprise dans les services à la personne : liberté, mais cadre strict
Créer une micro-entreprise dans les services à la personne est relativement simple. Le régime est accessible, la gestion administrative allégée, et il permet de démarrer rapidement une activité de ménage, repassage ou aide à domicile.
Mais attention : ce secteur est fortement réglementé. Pour que les clients bénéficient du crédit d’impôt, certaines prestations doivent être déclarées, parfois exercées via des plateformes ou structures agréées.
C’est là que des acteurs comme Wecasa entrent en jeu. La plateforme permet à des femmes de ménage auto-entrepreneures de trouver des missions, de sécuriser le paiement et de réduire la charge commerciale. En échange, l’indépendante reste responsable de son activité, de ses déclarations et de sa protection sociale.
Comme le rappelle Legalstart, le statut est attractif, mais demande une vraie capacité à anticiper ses revenus et ses droits futurs, notamment en matière de retraite et de prévoyance.
Femme de ménage salariée : la sécurité avant tout
À l’opposé, le salariat reste un pilier du secteur. Chez un employeur comme O2, la femme de ménage bénéficie :
- d’un contrat de travail (CDD ou CDI),
- de congés payés,
- d’une mutuelle,
- d’une couverture chômage,
- et d’une retraite plus sécurisée.
La contrepartie ? Moins de liberté sur l’organisation du temps de travail, des revenus souvent plus plafonnés, et une évolution salariale parfois lente.
Mais pour beaucoup, cette stabilité reste décisive, surtout lorsque l’activité est exercée à temps plein ou sur le long terme.
Auto-entrepreneur vs salariée : le comparatif concret
| | Auto-entrepreneure (ex. Wecasa) |
| Fixe et régulier chaque mois | Variable selon le nombre de missions réalisées |
| Prélevées automatiquement sur le salaire | Proportionnelles au chiffre d’affaires déclaré |
| Plus sécurisée et plus lisible | Dépend fortement du chiffre d’affaires généré |
| | |
| Limitée (planning encadré) | Élevée (choix des horaires et des missions) |
| Faible, gérée par l’employeur | À la charge de l’indépendante |
Sur un portail d’information dédié aux indépendants, une aide à domicile résume bien le dilemme :
«J’ai envisagé l’auto-entreprise pour la liberté, mais avec des revenus irréguliers, j’avais peur pour ma retraite. J’ai finalement choisi le salariat pour la sécurité, quitte à gagner un peu moins chaque mois.»
Un témoignage qui reflète une réalité fréquente dans les services à la personne.
Alors, quel statut choisir en 2026 ?
Il n’y a pas de réponse universelle. Le salariat convient à celles et ceux qui recherchent stabilité, protection sociale et visibilité à long terme. L’auto-entreprise, elle, attire par sa flexibilité et son potentiel de revenus, mais demande une vraie anticipation, notamment pour la retraite.
Chez Aladom, nous constatons que beaucoup de professionnels alternent ou évoluent d’un statut à l’autre selon les périodes de vie. L’essentiel reste de choisir en connaissance de cause, en tenant compte non seulement du revenu immédiat, mais aussi des droits sociaux construits sur le long terme.
Parce qu’en matière de services à la personne, le vrai luxe, c’est de pouvoir travailler sereinement… aujourd’hui et demain.
Je confirme.