La prime Covid pour les personnels des services à domicile sera finalement financée (ou pas) par les départements, à des hauteurs différentes, mettant en avant une inégalité de traitement. Par ailleurs, elle ne concerne que les personnes rattachées à un Service d’aide et d’accompagnement à domicile. Un coup dur pour les aides employées directement par les personnes âgées et payées en CESU.

Illustration de l'article Aides à domicile :  à chaque département sa prime Covid

La fameuse prime Covid tant attendue n’est pas ce que les aides à domicile attendaient : une prime généralisée et unique, à l’image de ce qu’avait pu laisser penser le gouvernement, en avril dernier.

Lire aussi : la liste des départements qui ont versé la prime Covid

Ce dernier a finalement décidé que ce ne serait pas à l’Etat français, mais aux départements de financer la prime. Le principe de décentralisation étant ce qu’il est, chaque conseil départemental est donc libre de verser le montant de son choix. Ou de ne rien verser du tout, comme l’ont déjà annoncé quelques départements comme la Corrèze, les Hauts-de-Seine, le Vaucluse, le Maine-et-Loire, la Saône-et-Loire, selon un article du quotidien Le Monde du 25 juin.

Quant aux départements prêts à mettre la main à la poche, ils verseront des primes plus ou moins élevées. La palme de la générosité revenant à la Meurthe-et-Moselle, qui annonce une prime de 1500 euros aux aides à domicile. L’Essonne, l’Ille-et-Vilaine, la Mayenne, ou l’Aube, prévoient 1000 euros. En Dordogne, elle baisse à 500 euros, et dans la Vienne à 200 euros… Le traitement sera donc très inégal selon le département où les aides à domicile exercent.

Autre surprise : seules les personnes salariées d’un Service d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD) devraient toucher la  prime Covid. Les 200 000 personnes employées directement par une personne âgée dépendante ne sont donc pas concernées. En compensation, la Fédération du service aux particuliers réclame qu’elles aient droit à un crédit d’impôt.

Aides à domicile qui est concerné par la prime Covid

Cette prime Covid touchera au final les salariés d’associations d’aide à domicile, les centres communaux d’action sociale (CCAS), et des acteurs privés agréés par les départements. Les personnels des résidences autonomie, et ceux des foyers d’hébergement sont également concernés, entre autres.

Contrairement aux EHPAD ou aux hôpitaux, qui dépendent du financement de l’assurance-maladie, les services d’aide à la personne sont financés par les départements. Pour le ministère de la Santé, c’est donc clair : au gouvernement de financer la prime pour le personnel des EHPAD, aux conseils départementaux de financer les services d’aide à domicile, puisqu’ils relèvent de leurs compétences. Pour rappel : la prime au personnel des EHPAD s’élève à 1500 euros dans les 40 départements les plus impactés par le Covid-19. Dans les autres départements, elle est de 1000 euros seulement.

Pas de prime Covid pour les employés à domicile en emploi direct 

Pour les fédérations d’employeurs des SAAD, il aurait été normal que la prime soit supportée par l’assurance-maladie, afin qu’elle soit la même que pour les personnels des EHPAD.

Dès le 16 juin dernier, les fédérations (adédom, ADMR, Fédésao, FEHAP, FESP, FNAAFP/CSF, SYNERPA Domicile, UNA) avaient dénoncé dans un texte commun l’injustice dont étaient victimes les professionnels du domicile pour la prime Covid. « Les 300 000 professionnels crient à l’injustice et demandent, à l’instar des personnels des EHPAD, le versement par l’Etat d’une prime de 1 000 euros en zone verte et 1 500 euros en zone rouge », déclaraient-elles. Elles demandaient aussi que les personnes qui travaillent auprès des seniors en emploi direct et payées en CESU puissent aussi prétendre à cette prime. Déjà concernant le chômage partiel pour les salariés payés en CESU, de nombreux salariés du particuliers employeur n'avaient pas pu en bénéficier car leurs employeurs n'avaient pas fait la démarche. 

Un juste retour des choses, pour ces métiers déjà dévalorisés, et dont l’attractivité s’est fortement dégradée. Pourtant, les besoins sont criants, et près de 93 000 postes supplémentaires ont besoin d’être créés d’ici à 2024. Pour trouver une aide à domicile près de chez soi, Aladom.fr, référent dans le secteur des services à la personne et de l’aide à domicile, permet de recruter par petite annonce dans toute la France.

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Commentaires
21 déc. 2020

Cette prime Covid, je ne supporte pas de ne pas l’avoir. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, déjà trop plein. Je suis assistante de vie dans le Morbihan et j'ai appris lundi par un texto de mon association que je n'aurai pas la prime. J’attendais cette prime promise en fin d’année car le chef de l’État avait annoncé en août que la prime, pouvant atteindre jusqu’à 1 000 €, serait versée d’ici à la fin de l’année aux aides à domicile qui ont travaillé pendant le confinement.
Ne voyant rien venir, je m’interrogeais. J’étais au bord des larmes quand j’ai reçu le texto m’indiquant que les assistantes de vie sociale qui ont un particulier employeur ne sont pas concernées par la prime Covid.

19 déc. 2020

Une honte ! Tous égaux... Mon cul oui ! C'est si facile de juger un métier quand à les fesses assises derrière un bureau. Toutes ses assistantes de vie payées en cesu n'y ont pas droit.. On est vraiment considéré comme des merdes. On est déjà payé une misère pour ma part 9,63 net de l'heure et congés y compris... Je suis obligé de faire presque 45 heures par semaines pour pouvoir mettre de l'argent de côté afin que je puisse prendre des vacances ( maxi 3 semaines par an).. On est vraiment pris pour des cons mais heureusement nous avons un cœur, je ne pourrais pas laissé tomber les personnes dont je m'occupe et qui ont tant besoin de moi, de ma compagnie et de mon amour.... Mais nous sommes complètement sous estimés.

6 déc. 2020

Quelle honte on est vraiment considérée comme des moins que rien. Déjà quand on est travailleurs CESU on n’est aidé par personne quand il y a des problèmes avec nos employeurs, maintenant on a pas droit à la prime.

30 nov. 2020

Quelle honte on est vraiment considérée comme des moins que rien. Déjà quand on est travailleurs CESU on n’est aidé par personne quand il y a des problèmes avec nos employeurs, maintenant on a pas droit à la prime.
Travaille et tais-toi ?
Quelle société de ......
aucune reconnaissance. Je suis dégoûtée.

19 nov. 2020

Moi j'ai travaillé pendant le 1er confinement : mes enfants ont du être gardés. Je suis à temps plein en cesu ( auxiliaire de vie).
Le confinement n'a rien changé en soit pour nous, sauf ressentir toutes les augmentations ! Et malheureusement nous ferons partie des gens qui n'ont pas le droit à la prime covid !
Une honte, diviser pour mieux régner, ça y est on y est

31 oct. 2020

Moi j'ai Travaillé pendant le covid. c'est pas normal qu'on nous annonce une prime même ma fille est dans sa dernière année infirmier aussi pas de prime.

19 oct. 2020

Effectivement nous sommes toujours les oublié et pourtant nous avons pris des risques et travailler comme les autre.
Je ne trouve pas ça normal

17 sept. 2020

Je ne trouve pas normal que les indépendants en césu n’ont pas le droit à la prime ?
pendant le confinement j’ai toujours travaillé j’ai même fait des gardes enfants ?
pour le service de l’ordre et j’ai servi tous mes clients habituels.
c’est injuste car ont fait beaucoup même si c’est des particuliers c’est le même travail voir plus qu’une association ?
c’est vraiment injuste !!!

17 sept. 2020

Je travaille en cesu pour une personne handicapée. Je n ai pas arrêté une seule journée pendant le confinement mais aucune reconnaissance! on n est pas concernés par la prime Covid!
pourtant on a besoin de personnes comme nous!

4 sept. 2020

Bjr j aie travaillais sans manquer une journée chez un couple de personne âgée de 89 et 91 ans atteint de alzheimer pour le monsieur pdt le covid je n aie pas manquais une journée et de sa j aie du faire les toilettes moi-même. je trouve que l on mérite autant que celui qui travaille pour une association .je travaille du 1 janvier au 31 décembre sans conger .dslee ces pas normale..

25 août 2020

Auxiliaire de vie en domicile partagé (structure spécifique au Morbihan qui accueille 8 personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou maladie apparentée), et salariée du particulier employeur, comme d'habitude nous serons les oubliées. Et pourtant, nous étions et sommes toujours là pendant le Covid. Il n'y a pas que le personnel hospitalier et le personnel des EHPAD qui doivent être reconnus.
Fière de mon métier, et comme mes collègues, heureusement que nous aimons ce que nous faisons car la rémunération ..

16 août 2020

et oui les employé direct on est les dindons de la farce a macron par contre il s'est pas gené de donné des milliard a ces copain tricheur magouilleurs du CAC40 S'EST VRAIMENT UN GOUVERNEMENT DE TORDU

12 août 2020

Bonjour,
J ai travaillé durant toute la pandémie au domicile d une personne seule , je constate avec dépit que nous autres personnels des cesu allons etre les oubliés de cette pandémie les risques que nous avons pris sont à la meme hauteur que nos collègues des secteurs privés. il est déjà compliqué de faire valoir ses droits auprès de la sécurité sociale lorsque nous sommes en maladie et là rien pas meme l ombre d une petite récompense ! j arrive à comprendre que les gens restent chez eux!!!!
cordialement

4 août 2020

Bonjour je trouve pas juste que se qui on travailler pour des personne âgée pendant la pandemie qui son en secu non pas le droit à la prime covid ma mère a travaillé pendant la pandémie et elle aura pas le droit c est injuste

15 juil. 2020

Doctegestio dénonce la cacophonie dans la gestion des primes Covid pour les métiers du domicile

Applaudis chaque soir sur les balcons, plébiscités par les français durant toutes la crise, ils sont désormais les grands oubliés de la crise sanitaire du Covid. Les métiers du domicile attendent toujours une récompense pour leur investissement et une reconnaissance sérieuse de leurs métiers.

A plusieurs occasions durant la crise, le Président de la République et le Premier Ministre d’alors, avaient promis pour les métiers médicaux et médico sociaux une prime, quelle qu’en soit le prix, apparaissant en quelque sorte comme une reconnaissance de leurs investissement exceptionnel.

Si pour les métiers de la santé, la situation a tendance à se réguler, pour les métiers du domicile, nous assistons à une cacophonie dans la gestion de cette prime pour laquelle le gouvernement a renvoyé la balle dans le camps des Conseils Départementaux.

Amapa, opérateur médico social du groupe Doctegestio possède des agences pour les métiers du domicile dans 27 départements. A ce jour une dizaines d’entre eux auraient décidé du versement d’une prime dont la valeur s’étend de 300 à 1500 euros selon les choix budgétaires et politiques, d’autres refusent catégoriquement un versement et enfin une majorité ne donnent aucune information.

Ces décisions, source d’injustices pour ces hommes et ces nombreuses femmes qui courageusement ont maintenus leur mission, sont source d’une injustices flagrante, et d’un traitement inégalitaire au sein de notre pays.

Cette situation n’est pas sans rappeler la cacophonie qui s’est faite jour durant la crise pour la prise des mesures d’urgence.

Ce constat qui irrite les opérateurs de terrain laisse penser qu’il est urgent de proposer des système de management et de financement de l’offre de soins qui se situent à d’autres niveaux.

Le groupe Doctegestio milite pour une organisation centrée sur des opérateurs globaux intervenant tout au long de la vie des individus et des familles, et avec lesquels les services publics collaborent enfin pour mutualiser les moyens au services de ceux qui en ont besoin.

Le groupe Doctegestio réitère les demandes qu’il a faites au Président de la République Française, à Madame Macron, aux anciens Ministres des territoires et de l’égalité femme-homme, ainsi qu’au Parlement d’avoir cette réflexion et ces actions qui permettront une reconnaissance des métiers du domicile.

Le vieillissement des populations, leur volonté de vivre au domicile le plus longtemps possible, et l’aspiration des personnes vivant en France à être en bonne santé le plus tard possible le nécessitent.

Doctegestio reste à disposition des autorités politiques et sanitaires pour travailler ces projets.