Le Ministère des solidarités et de la santé vient de publier un guide à destination des professionnels de santé, des établissements de santé et des établissements médico-sociaux qui a pour objectif d’accompagner les acteurs du système de santé dans leur démarche locale pour se préparer à la prise en charge de patient classé cas suspect, possible et confirmé du nouveau Coronavirus.

Illustration de l'article Comment se préparer aux risques du Coronavirus ?

Un Guide pour se préparer aux risques du Coronavirus

Le mode de transmission du coronavirus est identique à celui de la grippe : transmission d’homme à homme directement par voie aérienne par les gouttelettes de salive et postillons que l’on émet en toussant et en éternuant, ou indirectement lors de contacts rapprochés avec des surfaces fraîchement contaminées par ces sécrétions (les mains ou les poignées de portes par exemple).

Le coronavirus peut survivre plusieurs heures sur les surfaces inertes et quelques jours dans un milieu aqueux. La période d’incubation du coronavirus est estimée entre 2 et 14 jours. Des personnes infectées présentant des symptômes peuvent transmettre le virus mais on ne sait pas encore si des patients infectés mais non symptomatiques peuvent transmettre le Coronavirus.

Le Ministère des solidarités et de la santé a mobilisé le système de santé afin de rédiger un guide pour faire face à cette épidémie de Coronavirus afin d'assurer la détection et la prise en charge des patients « cas possibles » et « cas confirmés ». Avec l’alerte internationale relative aux infections respiratoires liées au nouveau Coronavirus « SARS-CoV-2 », la mobilisation repose sur le plan ORSAN REB élaboré et mis en œuvre par l'ARS dans toute les régions.

Le nombre de cas officiellement déclarés au niveau international continue d'augmenter et la probabilité de propoagation du virus en France n'est pas à écarter.

Actuellement on cherche à limiter l’introduction du virus mais il faut également freiner sa propagation sur le territoire, en détectant le plus rapidement possible les patients suspects.

Il faut aussi isoler et traiter les patients classés « cas confirmés » dans des établissements de santé habilités pour le Covid-19, en mettant en œuvre des mesures telles que :

  • l’information des professionnels de santé et la montée en charge du système de santé,
  • le déploiement sur le territoire des méthodes diagnostiques.

Le guide propose aux professionnels de santé les principales lignes directrices pour élaborer la stratégie de soins et prévenir des transmissions secondaires à partir des cas déjà identifiés de Covid-19. Ce guide sera actualisé au fur et à mesure de l’évolution des connaissances scientifiques et n’impose pas de disposition réglementaire nouvelle. 

Ce guide méthodologique à destination des professionnels de santé, des établissements de santé et des établissements médico-sociaux, a pour objectif d’accompagner les acteurs du système de santé dans leur démarche locale pour se préparer à la prise en charge de patient classé cas suspect, possible et confirmé du nouveau Coronavirus : SARS-CoV-2.

Compte tenu de la cinétique de l’épidémie au niveau international et des différentes modalités de prises en charge (hospitalisation complète, ambulatoire, médecine de ville…) il est nécessaire d’apporter d’ores et déjà, aux personnels soignants de première ligne (professionnels de santé libéraux, SAMU-Centre 15, structures d’accueil des urgences, services des maladies infectieuses, services de réanimation…) les premiers éléments d’information afin de permettre une prise en charge précoce et sécurisée des premiers patients. Ce guide rappelle aussi les actions de préparation nécessaires, de formation, d’information des professionnels de santé et des personnels des établissements de santé. Il indique, à ce stade des connaissances, les éléments essentiels dont tous les professionnels concernés doivent prendre connaissance.

Des mesures d’hygiène renforcées 

Les mesures d’hygiène à mettre en œuvre sont en plus des précautions standard, les précautions complémentaires de type « contact » et « air ».

Pour le patient : après friction des mains avec une solution hydroalcoolique, lui demander de revêtir un masque chirurgical et l’informer de la nécessité des mesures de protection devant être prises.

Pour les soignants d’un patient classé « cas possible » ou «cas confirmé », ajouter aux précautions standard, les précautions complémentaires de type « air » ainsi que de type « contact » (précautions REB renforcées), selon les modalités suivantes :

  • Le port d’un appareil de protection respiratoire (APR) FFP2 en vérifiant l’étanchéité au visage (réalisation d’un fit check) pour tout soignant avant d’entrer dans le box ou la chambre ;
  • La protection de sa tenue professionnelle par une surblouse à usage unique à manches longues : cette surblouse sera imperméable si réalisation de soins mouillants ou souillants
  • La prévention d’une éventuelle projection dans les yeux par le port systématique de lunettes de protection ;
  • Le port d’une protection complète de la chevelure (charlotte, calot couvrant, …) ;
  • La réalisation avec une rigueur absolue des gestes d’hygiène des mains par friction hydroalcoolique ;
  • Les indications du port de gants à usage unique reste limitées aux situations de contact ou de risque de contact avec du sang, des liquides biologiques, une muqueuse ou la peau lésée ;
  • L’élimination de ces équipements de protection individuelle (EPI) en DASRI avant la sortie du box ou de la chambre, sauf pour les lunettes, l’APR et la coiffe (ex. charlotte) qui seront retirés après la sortie du box ou de la chambre.

La réalisation d’une désinfection rigoureusement respectée:

  • Des dispositifs médicaux qui ne seraient pas dédiés dès leur sortie de la chambre ;
  • De l’environnement proche du patient (sa chambre) a minima quotidiennement selon la technique et avec les produits habituels : le soignant en charge de cette désinfection respectant les recommandations de protection ci-dessus.

Des recommandations sont en cours d’actualisations. Elles seront mises en ligne sur le site du HCSP.

NB : Pour bien fonctionner, il importe que les appareils de protection respiratoire (APR) FFP2 soient bien ajustés et étanches. En cas de mauvais ajustement ou de manque d’étanchéité, des fuites peuvent entraîner l’inhalation de particules en suspension dans l’air et rendre l’appareil inefficace. Il est donc nécessaire que les professionnels de santé soient formés à leur usage : mise en place du masque et retrait du matériel. Il est rappelé que chacun des professionnels de santé devra effectuer un test d’étanchéité lors de la mise en place du masque FFP2 ; les masques doivent être mis immédiatement au rebut après leur retrait. Lorsqu’un masque est mouillé ou souillé, il sera nécessaire d’en changer immédiatement.

Il peut être utile de faire appel à des « observateurs » lors des phases d’habillage et déshabillage afin de sécuriser les processus.

Il est aussi recommandé d’encadrer strictement les visites, et le cas échéant d’appliquer les mêmes mesures de protection à un visiteur qu’à un soignant. Une organisation sera notamment définie pour permettre un protocole de visite adaptée lié à la prise en charge d’un enfant (téléphone…).

Ces mesures d’hygiène renforcée doivent se mettre en œuvre selon un séquençage rigoureux dans le secteur hospitalier, idéalement les cas confirmés doivent être hospitalisés dans des chambres disposant d’un sas permettant le respect strict de ce séquençage : 

  • Avant d’entrer dans la chambre du patient « cas possible » :
    • Couvrir les cheveux d’une coiffe;
    • Placer l’appareil de protection respiratoire (masque FFP2) ;
    • Vérifier son étanchéité par un test d’ajustement (fit-check) ;
    • Entrer dans la chambre ;
    • Enfiler une surblouse à usage unique ;
    • Porter un tablier plastique à usage unique en cas de soins à risque mouillant ;
    • Mettre systématiquement des lunettes de protection ;
    • Réaliser un geste d’hygiène des mains par friction avec une solution hydro-alcoolique ;
    • Enfiler des gants non stériles à usage unique si nécessaire : situations de contact ou de risque de contact avec du sang, des liquides biologiques, une muqueuse ou la peau lésée
  • Procédure de sortie de la chambre du patient « cas possible »
    • Dans la chambre :
      • Enlever les gants ;
      • Enlever la surblouse ;
      • Se frictionner les mains avec un soluté hydro-alcoolique ;
    • Après être sorti de la chambre :
      • Retirer l’appareil de protection respiratoire (masque FFP2), la coiffe et les lunettes en dehors de l’atmosphère contaminée (la chambre ou le box)
      • Se frictionner les mains avec un soluté hydro-alcoolique.

Tous les matériels jetables seront alors placés dans un conteneur à déchets contaminés, et éliminés suivant la filière des DASRI.

La SF2H propose une vidéo pour la formation aux précautions d’hygiène « air et contact » :

Les professionnels de santé ayant été exposés lors d’un soin auprès d’un cas, en l’absence de mesures de protection efficaces ou en cas de rupture accidentelle de protection, sont considérés comme des sujets contact à risque modéré/élevé et doivent bénéficier d’un isolement à domicile d’une durée de 14 jours et d’un suivi actif.

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Commentaires
4 mars 2020

Samedi dernier, les ventes de Pâtes et conserves de poissons ont doublé selon les données publiées, mardi 3 mars, par l’institut Nielsen.
Dans les paniers, les clients ont aussi accumulé céréales pour le petit-déjeuner, en progression de 70 %, riz et purée (+ 50 %), mais aussi conserves de légumes, huiles et eaux minérales (entre + 40 % et + 50 %).

Sur l’ensemble de la semaine, Nielsen estime que le chiffre d’affaires de la grande consommation a progressé de 5 %, sous l’impulsion des produits d’épicerie (+ 17 %), des soins pour bébés (+ 15 %) ou des produits de santé (+ 14 %). Les Français n’oublient pas dans leurs achats de précaution les aliments pour leurs animaux de compagnie (+ 11 %).

4 mars 2020

Bonjour,
En tant qu'assistante maternelle et accueillant donc des enfants en bas âges, nous n'avons reçu aucune consigne particulière. Si ce n'est que être vigilant aux symptômes...

3 mars 2020

A l’heure actuelle, la France est toujours au stade 2 (phase d’endiguement).
On recense près de 200 personnes porteuses du Coronavirus avec 12 régions touchées.
Le Gouvernement a identifié trois clusters :
1) Oise, avec les communes de Creil, Crépy-en-Valoise, Vamoise, Lamorlaye et Lagny-le-Sec et 47 cas recensés ;
2) Haute-Savoie, avec la commune de La Balme et 10 cas recensés ;
3) Morbihan, avec les communes de Auray, Crac’h et Carnac avec 13 cas sur 19 recensés en Bretagne.

1 mars 2020

Bonjour
Je suis AVS qu'elle précaution dois je prendre au domicile des patients
Cordialement
Nadia garin

28 fév. 2020

D’après une information de la CAHPP, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé est mobilisée pour le suivi des stocks des opérateurs commercialisant des masques en France. Santé Publique France s'occupe de la gestion des stocks nationaux en masques médicaux et FFP2 en lien avec les ARS.
Il convient de vous adresser directement auprès de vos ARS respectives afin de bénéficier des mesures de mise à disposition.

L’Ordre des Pharmaciens a donné pour consigne aux pharmacies d’officine de ne pas diffuser leur stock de masques au grand public mais aux professionnels de santé sur présentation d’un bon de l’Assurance Maladie.

27 fév. 2020

Le 27 février, plus de 40 pays et territoires hors de Chine continentale ont déclaré avoir recensé des cas de contamination.
Les derniers pays sont le Brésil, le Pakistan, le Danemark, la Norvège, la Grèce, la Roumanie et l'Algérie. 82.000 personnes ont été touchés par l'épidémie, dont plus de 3700 hors de Chine continentale.
Il y a 2800 morts pour le moment.

En Chine continentale : les autorités sanitaires ont déclaré avoir recensé 433 nouvelles contaminations mercredi, ce qui porte à 78.497 le nombre total de cas enregistrés depuis le début de l'épidémie, en décembre dernier.
La Commission nationale de la santé a indiqué que le virus a causé 29 décès supplémentaires - contre 52 la veille - soit le bilan le plus faible depuis le 28 janvier.
L'épidémie a désormais causé la mort de 2744 personnes.

En Italie on compte plus de 370 cas et 12 morts. 11 villes du Nord ont été mises en quarantaine.
En Corée du Sud : l'épidémie a tué 13 personnes et 505 nouvelles contaminations ont été confirmées, ce qui porte à 1766 le nombre total de personnes infectées dans le pays depuis le début de l'épidémie, ont rapporté ce jeudi les autorités sanitaires sud-coréennes. Il s'agit du plus lourd bilan quotidien depuis que le premier cas de contamination a été confirmé dans le pays le 20 janvier.

En Iran on compté 19 morts et 139 cas, le plus lourd en dehors de la Chine. Particularité, si l'on en croit les chiffres officiels, le taux de mortalité (14%) serait beaucoup plus élevé que dans les autres pays du monde (2 ou 3% en moyenne), ce qui pourrait signifier que le nombre de cas est minimisé. Signe de tension, 24 personnes accusées d'avoir répandu en ligne des «rumeurs alarmistes» sur la propagation du coronavirus ont été arrêtées.

27 fév. 2020

Il y a désormais une cellule de crise quotidienne à la mairie de Paris. Anne Hidalgo a tenu aujourd'hui une réunion de cellule de crise rendue quotidienne, «pour être prêts» dans le contexte de propagation du nouveau coronavirus. «Mon rôle de maire avec mes équipes, (...) c'est de protéger les Parisiens» et notamment les «publics fragiles qui sont de la compétence de la ville», a déclaré Anne Hidalgo à la sortie de cette réunion tenue avec les services de la mairie. En cas de «passage à une phase nouvelle de l'épidémie», le préfet de police de Paris «prendra la main» et pourrait ouvrir une autre cellule de crise, a-t-elle toutefois ajouté.

26 fév. 2020

Le SYNERPA, en tant qu’organisation responsable recommande fortement de mettre en place des consignes strictes pour éviter tout risque épidémique.

1. Limiter et réglementer l’accès aux établissements, aux résidences et aux domiciles des personnes accompagnées à tous ceux provenant de Chine, Macao, Hong Kong, Singapour, Corée du Sud et Italie ainsi qu’à tout individu ayant été en contact avec une personne provenant d’un de ces pays.

2. Identifier les « personnes à risques » en demandant à tous les professionnels et visiteurs de signaler leur situation s’ils répondent aux critères mentionnés ci-dessus en amont de leur venue.
Cette mesure de prévention s’adresse aussi bien aux salariés, familles, proches, prestataires extérieurs ainsi que tout autre visiteur concerné.

3. Mettre en place un affichage de prévention adapté indiquant les mesures à respecter dès l’entrée de la résidence ainsi qu’un registre des visiteurs.

4. Déployer le protocole ou plan d’action « Epidémie ».
Nous vous recommandons dès à présent :
- de limiter à un accès unique l’entrée aux établissements
- de réaliser un inventaire de vos stocks de matériel médical (solutions hydro alcooliques, masques chirurgicaux et FFP2, gants, sur-blouses à usage unique ; thermomètres…).
- de vous assurer de vos réserves alimentaires
- de mettre à jour la liste de vos salariés et d’anticiper un état des lieux des personnels pouvant assurer la continuité de service en cas d’épidémie plus importante.

5. En présence d’un cas suspect, en plus des mesures ci-dessus :
isolement de la personne ainsi que des personnes ayant été en contact et appel immédiat au Centre 15;
nettoyage et désinfection des surfaces possiblement contaminées par le malade en toussant : tablette et plateau, accoudoir du fauteuil, sonnette, commandes de lumière ou de téléviseurs, toilettes (poignées de portes, système de verrouillage, cuvette des toilettes, robinets, lavabos) ;
port du masque chirurgical par le malade lorsqu’il est en présence de tiers afin de réduire au maximum la transmission du virus et par le soignant sain lorsqu’il est face à face avec un malade qui tousse ;
port d’une sur-blouse à usage unique pour le personnel ;
suspension des activités de groupes et limitation des visites et information des visiteurs ;
limitation des consultations médicales et hospitalisations non urgentes.

Le SYNERPA a activé une « cellule d’observation crise » Coronavirus avec les membres de la commission soins qui se réunit une première fois ce soir.

26 fév. 2020

Les deux personnes contaminées dans l'Oise ne revenaient pas d'une zone à risque
Lors d'une conférence de presse à Beauvais, Etienne Champion, le directeur général de l'Agence Régionale de Santé (ARS) des Hauts-de-France, a donné des précisions sur les deux personnes atteintes du coronavirus dans l'Oise. Le premier, un homme né en 1965, est hospitalisé à Amiens dans un état grave. Le deuxième, un enseignant qui était né en 1959, est mort dans la nuit de mardi à mercredi à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris.

«Ces deux personnes ne s’étaient pas rendues dans des zones à risque. Les investigations sont en cours pour déterminer la source de ces deux contaminations. Une cellule de crise a été mise en place hier soir par l’ARS Hauts-de-France. Elle travaille à l’identification des personnes avec lesquelles les patients ont été en contact rapproché», a déclaré le directeur général de l'ARS des Hauts-de-France. «Les proches de ces deux personnes sont en cours de mise en surveillance. Les patients et les soignants des centres hospitaliers dans lesquels les deux patients avaient séjourné sont en cours d’évaluation, tout comme les médecins généralistes qu’ils avaient consultés»

Etienne Champion a précisé que l'enseignant décédé «était en arrêt de travail depuis le 12 février». La rectrice de l'académie d'Amiens a ajouté que tous les élèves de l'académie étaient actuellement en vacances, et que l'ouverture du collège dans lequel travaillait l'enseignant décédé, prévue lundi à l'issue des vacances, était «en cours d'évaluation». «La décision sera prise dans les 24 heures», a-t-elle conclu.

26 fév. 2020

La Fédération irlandaise a annoncé ce mercredi le report du match du Tournoi des Six Nations devant opposer l'Irlande à l'Italie le 7 mars à Dublin, en raison de l'épidémie de coronavirus. Cette recommandation a été émise «pour des raisons de santé publique» à la suite d'une réunion de l'équipe d'urgence de l'agence de santé publique alors que l'épidémie prend de l'ampleur en Italie, a indiqué le ministère de la Santé dans un communiqué.

26 fév. 2020

Le gouvernement se prépare à une possible « épidémie » : mesures de précaution pour les personnes revenant d’Italie, « activation » de 77 hôpitaux, dispositif sanitaire renforcé.

26 fév. 2020

Il est indiqué dans chaque structure sociale ou médico-sociale de les rappeler au personnel :
- le lavage des mains fréquent et/ou désinfection avec des solutions hydro-alcooliques
- hygiène de base des voies respiratoires : se servir de mouchoirs en papier jetables pour s’essuyer le nez, se couvrir la bouche et le nez en cas d’éternuement ou de toux, jeter les mouchoirs souillés dans une poubelle (si on n’a pas de mouchoir, tousser ou éternuer « dans son coude »)
- port du masque chirurgical par le malade lorsqu’il est en présence de tiers afin de réduire au maximum la transmission du virus et par le soignant sain lorsqu’il est face à face avec un malade qui tousse
- aération régulière de sa chambre
- nettoyage des surfaces possiblement contaminées par le malade en toussant : tablette et plateau, accoudoir du fauteuil, sonnette, commandes de lumière ou de téléviseurs, toilettes (poignées de portes, système de verrouillage, cuvette des toilettes, robinets, lavabos)…

26 fév. 2020

Le bilan actuel du Coronavirus :
• En Chine, plus de 78.000 cas de contamination sont désormais comptabilisés. Depuis l'apparition de la pneumonie virale en décembre, 2715 personnes en sont mortes, dont 52 au cours des dernières 24 heures - soit le chiffre le plus bas depuis trois semaines.

• La Corée du Sud est désormais le deuxième foyer de contagion après la Chine, avec 1146 cas de contamination annoncés ce mercredi, un chiffre en hausse de 169 par rapport à la veille. Le pays déplore 11 décès.

• Ailleurs dans le monde, l'épidémie touche de plus en plus de pays. Au moins 2500 contaminations ont été relevées et plus d'une quarantaine de personnes sont mortes. L'Italie (322 cas, 10 décès) et l'Iran (95 contaminés, 15 morts) sont particulièrement touchés.

26 fév. 2020

Ce mercredi matin, le ministère de la Santé a annoncé que trois nouveaux cas avaient été détectés cette nuit.
L'un des malades, un Français de 60 ans, "testé en urgence hier" et hospitalisé à la Pitié Salpêtrière "dans un état gravissime", est décédé dans la nuit de mardi à mercredi à Paris, a rapporté Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé, lors d'une conférence de presse. Sur les 17 personnes diagnostiquées jusqu'ici dans l'Hexagone, il s'agit du premier mort français depuis le début de l'épidémie.
Le second patient infecté est un Français de 55 ans, hospitalisé à Amiens. "Il est dans une situation clinique grave" et "est actuellement en réanimation", a précisé Jérôme Salomon. Le troisième est encore un homme de 36 ans, hospitalisé à Strasbourg. "Il revient de Lombardie" et ne "présente pas de signes de gravité", a ajouté le directeur général de la Santé.

26 fév. 2020

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré, le 30 janvier 2020, une urgence de santé publique de portée internationale après la découverte d’un nouveau coronavirus, en lien avec des cas de pneumonie d’allure virale en Chine. L’OMS a nommé la maladie provoquée par ce nouveau coronavirus COVID-19 le 11 février dernier.
La France a détecté, depuis le 24 janvier dernier, douze cas d’infection au coronavirus, dont un décès. Par ailleurs, ce virus voyageant, l’Italie est considérée comme une zone d’exposition à risque dans laquelle une transmission communautaire diffuse du Covid-19 est décrite.

Le ministère précise qu’il n’y a, à ce jour, pas d’épidémie en France. La stratégie actuelle est de limiter l’introduction du virus et, le cas échéant, de freiner sa propagation sur le territoire, en s’assurant de la détection rapide des patients suspects, de leur isolement, de leur prise en charge et en identifiant et prenant en charge les cas contacts.