Le très sérieux institut de sondage IFOP a mené une enquête du 24 février au 1er mars 2012 sur un échantillon de 1411 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. But de cette enquête : connaitre le lien qui existe, s'il existe, entre le libéralisme sexuel et les opinions politiques. Le résultat s'est avéré « riche en surprises » et il révèle notamment que « plus les français partagent des positions progressistes ou radicales sur le plan politique, plus ils s'écartent des normes sociales en matière de sexualité. » 

Il va de soi que les résultats de l'enquête sur les moeurs et pratiques sexuelles ne sont pas uniquement liées aux opinions politiques. Mais ces opinions, elles, rassemblent les français selon qu'ils sont plus ou moins âgés, plus ou moins diplômés, pratiquant une religion et en fonction des catégories socio-professionnelles auxquelles ils appartiennent.  

La frustration sexuelle pousse au vote protestataire 

Ainsi donc, le sentiment d'insatisfaction sexuelle est-il plus important chez les partisans des candidats de partis contestataires tels que le Front de Gauche ou « hors système » comme le FN et les partis d'extrême gauche. Les partisans des deux grandes formations contestataires que sont le Front de gauche et le FN expriment un sentiment d'insatisfaction sexuelle plus fort que la moyenne : 32%, contre 26% en moyenne.

A l'inverse, ceux qui se sentent plus proches des deux grands partis manifestent un sentiment d'insatisfaction inférieur à la moyenne : 22% des électeurs de François Hollande et 23% des partisans de Nicolas Sarkozy. Quant à l'électorat de François Bayrou, il exprime un sentiment plus fort que la moyenne (30%). 

Au centre et à droite, la vie sexuelle est plus stable et moins intense 

Les électeurs de droite modérée tendent plus que les autres à vivre en couple dans un cadre conjugal classique. Ils déclarent avoir eu 7 partenaires en moyenne durant leur vie, contre 9 chez les sympathisants de gauche et 10 chez ceux d'extrême droite. 

Le nombre moyen de rapports mesuré chez les électeurs de Nicolas Sarkozy est de 6,7 par mois. Il est de 5,9 chez ceux de François Bayrou et sensiblement plus élevé chez les électeurs de gauche avec 7,6 rapports par mois pour les sympathisants de François Hollande, 7,7 chez les sympathisants de l'extrême gauche. Les sympathisants d'extrême droite déclarent quant à eux une moyenne de 8 rapports par mois.

Les pratiques sexuelles sont plus diversifiées chez les radicaux et les progressistes

L'expérimentation de caresses manuelles, l'utilisation de sex toys, les caresses bucco-génitales et le sexe anal sont plus fréquents chez les sympathisants de la gauche parlementaire et des formations protestataires. De même, bien qu'il reste une pratique très minoritaire (à peine 5% des français), l'échangisme est plus fréquent chez les électeurs de gauche (6%) que de droite (3%). Cette pratique est même deux fois plus répandue que la moyenne chez les personnes qui se situent à gauche de la gauche : 10% chez les sympathisants d'extrême gauche. 

Enfin, l'infidélité est plus fréquemment observée (chez les hommes d'abord) dans l'électorat de gauche (35%) que dans les autres sensibilités politiques. C'est d'ailleurs la seule expérience sexuelle mesurée dans l'enquête qui est plus observée chez les personnes se situant proches d'un parti de gouvernement. 

Maintenant que cette enquête est publique, les conversations politiques entre collègues de bureau ou entre amis vont être devenir plus feutrées, quoique...

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