Afin de faire des économies, l'Etat diminue les effectifs de la Fonction Publique. Pour y parvenir, il essaie autant que possible de ne pas remplacer les fonctionnaires partant en retraite. Pas de parti pris dans cet article, mais un constat : les débrayages du personnel et les fermetures organisées dans les antennes CAF et CPAM se multiplient. 

En janvier, la CAF du Var a programmé des fermetures d'accueil pour résorber son retard dans le traitement des dossiers, même chose dans la Loire ou encore dans l'Essonne en novembre 2011. Ce schéma se reproduit un peu partout en France et les témoignages de files d'attente interminables pour être accueillis sont légion. 

La CPAM n'est pas en reste avec des fermetures d'agences prévues ici ou là. Ian Brossat, élu PCF/PG du XVIIIème au Conseil de Paris s'insurgeait en novembre dernier contre des suppressions d'antennes prévues à Paris, parlant de « véritable carnage » pour la fermeture planifiée de sept centres d'accueil qui reçoivent en moyenne 6000 visiteurs par jour. L'élu a évoqué une « véritable dégradation du service public extrêmement préjudiciable ». 

C'est une prise de position politique qui n'engage que son interlocuteur, mais on ne peut que constater un malaise tant du côté du public que des fonctionnaires. Témoin, ce débrayage des agents du siège de la CPAM de la Haute Vienne qui ont fermé les portes de l'accueil à 11H30 ce jeudi. 

Le nombre d'agents diminue et le public augmente 

Des effectifs en baisse et un contexte économique difficile qui pousse les assurés à venir chercher le remboursement de leurs prestations directement au guichet, les agents sont semble-t-il débordés et pour le moins fatigués. 

Interrogée par un journaliste d'M6 sur l'arrêt du travail des agents, la déléguée CGT du siège de la Haute Vienne, Monique Desnoyers a déclaré : « les situations que nous gérons sont de plus en plus complexes, de plus en plus graves. » Elle s'est aussi inquiétée des conditions d'accueil du public : « ils doivent revenir plusieurs fois pour compléter un dossier (...) et patienter trois, parfois quatre heures avant d'être reçus. » Solidaires, des assurés se sont indignés réciproquement des conditions de travail des agents. 

Nous avions déjà parlé sur le site d'Aladom du très grand nombre de dossiers gérés par les agents du Pôle Emploi qui manifestent leur désarroi face aux demandeurs d'emploi dont ils ne peuvent guère s'occuper efficacement. Ils ne sont pas seuls dans leur désarroi.

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