Elles seraient 3 à 5% de femmes désireuses d'accoucher à la maison. Dans les faits, 1% des enfants naissent aujourd'hui à domicile. Bien que marginal, ce chiffre est en constante augmentation. Toutes les autres futures mamans accouchent en structures médicalisées, publiques ou privées pour un coût plus ou moins élevé, mais ont-elles vraiment le choix ? 

Les sages-femmes libérales se raréfient et les maternités de province ferment (584 début 2008 contre 1.379 en 1975). Aujourd'hui, les tarifs d'un accouchement varient du simple au décuple, soit de 313,50 euros à plus de 3.000. Le premier tarif, conventionné est pris en charge par la Sécurité sociale et donc remboursé. Au-delà de 313,50 euros, c'est un tarif avec dépassement d'honoraires. 

L'hôpital semble être la solution la moins coûteuse, certes. Mais si toutes les femmes font ce choix, il va falloir négocier avec bébé pour qu'il retarde sa venue au monde.... Les places sont rares. D'autre part, le remboursement à 100% n'y est pas garanti puisque comme le souligne le Parisien « certains médecins ont droit à une activité libérale à l'hôpital ». S'ils appliquent des dépassements d'honoraires, les gynécologues sont obligés de vous en informer et vous pouvez demander un devis préalable.

Reste la solution envisagée en introduction de cet article : changer de département ou de région avant d'accoucher. Attention toutefois à bien consulter la carte des tarifs au préalable pour faire le bon choix : on évitera le Nord, l'Ain, les Alpes Maritimes, Paris et les Yvelines, champions toutes catégories des dépassements. Soyez aussi très prévoyant pour ne pas infliger kilomètres et patience à une maman qui commence à bien ressentir des contractions...

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