L'ADMR 29 en état de cessation de paiement

La fédération finistérienne d'aide à domicile en milieu rural (ADMR) est plus que jamais dans le rouge. Ce mardi, sa présidente Francine L'Hour, a indiqué aux différentes associations et partenaires du réseau la tenue d'une réunion extraordinaire du conseil d'administration le jeudi 21 juillet 2011. Une réunion qui aura pour but de faire constater l'état de cessation de paiement et d'entamer une procédure de redressement judiciaire auprès du tribunal de grande instance (TGI) de Brest.

Dans les faits, l'ADMR 29 se trouve le dos au mur. En plus d'un bilan comptable désastreux, la fédération n'a pu apporter de contreparties à la branche retraite de l'AG2R. En conséquence de quoi l'ADMR s'est vu contrainte de rembourser les quelques 950 937 euros contractés auprès de l'organisme. Le recouvrement exigible depuis janvier devra ainsi être effectif en décembre.

Des répercussions à prévoir sur les associations

Souhaitant rassurer les associations et partenaires, Francine L'Hour est revenue sur le procédé de redressement judiciaire indiquant qu'il s'agissait avant tout "d'apurer les dettes et [de] bénéficier de l'aide d'un administrateur judiciaire".

Pour la présidente, "cette décision, qui paraît inéluctable depuis un certain temps, ne signifie ni la disparition, ni la fin de notre mission au service des personnes au sein de nos associations locales. C'est un acte de gestion que nous posons à l'issue d'une réflexion approfondie".

Pour autant, si les missions et objectifs du réseau ne sont pas remis en cause, "cette décision fédérale pourra avoir des répercussions sur le fonctionnement de certaines associations"avoue la direction. En effet, en cas de redressement judiciaire, le mandataire nommé pourrait être amené à demander aux associations le recouvrement de leurs dettes contractées au près de la fédération, soit une somme totale de près de 5 millions d'euros.

Un recouvrement de dette qui pourrait s'avérer fatal pour beaucoup d'associations d'aide à domicile et service à la personne du département. De nombreux dépôts de bilans sont ainsi craints. Malgré le vote de jeudi, les représentants des salariés se sentent désemparés et n'aspirent plus qu'à une chose : "une compréhension de la problématique du réseau dans son ensemble, en terme d'emplois et de services délivrés" de la part du tribunal.

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