La télémédecine qu'est ce que c'est ?

Concrètement, la télémédecine regroupe plusieurs "services" : la télé-consultation, la télé-expertise, ainsi que tout un tas de spécialité (télé-chirurgie, télé-radiologie, télé-psychiatrie, etc.). Pour Ghislaine Alajouanine fondatrice de la Force d'Intervention Sanitaire Satellitaire Autoportée (FISSA) et présidente de la Commission Galien, interviewée par Canal académie « Il s'agit de faire voyager les données médicales plutôt que les patients. C'est un outil organisationnel d'amélioration de la qualité des soins par la mutualisation des connaissances ».

Quelle sécurité pour les patients ?

Si la télé expertise n'a plus à faire ses preuves, une optimisation des relations entres spécialistes ne pouvant qu'être bénéfique, il n'en est pas de même pour la télé-consultation. Depuis un décret publiée en octobre 2010, celle-ci est désormais autorisée. Présentée par certains comme de la "bobologie", elle n'exclut pas la consultation de visu, mais facilite l'accès aux soins aux personnes souffrant de maladies ou maux chroniques. Ainsi, via internet, il sera possible de soigner un mal de ventre, ou de pouvoir recevoir des informations concernant une ordonnance. Pratique donc, pour les personnes ne pouvant se déplacer.

Quels avantages ?

Plus qu'une amélioration des échanges professionnels et donc d'une qualité de service, la télé médecine permet également une économie d'argent pour l'État et les personnes dépendantes.

Vers une hospitalisation à domicile?

Selon Ghislaine Alajouanine, "la dépendance chez soi coûte 1800 euros par mois actuellement, alors qu'elle revient à 2300 euros par mois dans un établissement de santé. Dans ces 500 euros, il y a de la place pour du diagnostic à distance". Bien encadrée, cette hospitalisation serait possible grâce à la télé-expertise et les échanges inter-spécialistes.

Une économie de 1,7 milliards d'euros

À l'heure de la grande réforme de la dépendance et de la protection sociale, toute économie est la bienvenue. Comme le souligne madame Alajouanine, "en ouvrant 500 places en hospitalisation à domicile par département, (soit 50 000 en France), on réaliserait une économie de 1,7 milliard d'euros".  Ainsi, "les transports qui représentent actuellement 2% des 215 milliards d'euros dépensés en santé pourront en partie êtres économisés grâce à la télémédecine.".

À ce jour, concernant la prescription d'ordonnances médicales, l'Ordre des médecins s'oppose a toute autorisation de délivrance via la télémédecine et la télé-prescription. La révolution est pourtant bien en marche à l'image du test qui sera effectué sur 13500 salariés, cet été dans le nord de la France. Ainsi, les patients hypertendus volontaires auront accès à un suivi à domicile grâce à un auto-tensiomètre et un pilulier électronique permettant une télé-consultation complète.

Commentaires

Très interessée par la teleexpertise, pouvez vous me citer des cas de réaction de patients face à cette nouvelle technologie