Ce que dénoncent les scientifiques

Menée par Cédric Villani, enseignant-chercheur en mathématiques et lauréat cette année de la médaille Fields, la révolte compte dans ses rangs les plus grands scientifiques français. Leur principale inquiétude étant la diminution à 35% de la part allouée aux sciences en 1ère scientifique, contre 50% aujourd'hui.

Plus généralement, le monde scientifique s'attaque à une mauvaise organisation du système éducatif français vis à vis des filières scientifiques. Il "ne forme pas suffisamment d'ingénieurs, et le métier de chercheur est de moins en moins prisé par les meilleurs éléments de notre jeunesse".

L'uniformisation des programmes, le dedain national sur la démarche expérimentale, ainsi que l'empiettement de l'accompagment personnalisé sur la formation commune, sont ainsi également dénoncés.

La réponse du ministère de l'Éducation Nationale

Luc Chatel, ministre de l'Éducation Nationale plaide pour une non-compréhension de la réforme.

Concernant la diminution du volume horaire des matières scientifiques en 1ère S, le ministre dénonce un mauvais calcul. Selon lui, le volume horaire ainsi alloué serait de "39% à 46% en classe de première", et "de 66% en terminale". De fait, les enseignements scientifiques seraient, en moyenne, bien majoritaires en filière S. Cette diminution est également expliquée par un décalage de la spécialisation à partir de la terminale, afin d'optimiser les processus d'orientation de chaque élève, et de rendre plus facile la réorientation.

Sur le site internet du Monde, il affirme la position du gouvernement sur une favorisation de  l'accompagnement personnalisé qui, à raison de deux heures par semaines, "contribuera puissamment à la formation scientifique de nos élèves".

Les scientifiques, pour leur part, sont d'accord sur le fait qu'une réforme du système actuel est nécessaire, comme le souligne l'Association des professeurs de mathématiques de l'enseignement public (Apmep), qualifiant même le principe de l'accompagnement personnalisé d'excellent.

Les objectifs d'orientation restent cependant diamétralement opposés et les avis sur la légitimité des deux parties vont bon train sur le net. Un seule chose est sure, l'éducation scientifique française se doit d'évoluer.

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