Michèle Debonneuil, membre du Conseil d'analyse économique (CAE, ex-Commissariat au plan) a délaré dans un entretien vendredi au mensuel Enjeux Les Echos : "Laissons vivre le Cesu mais n'en attendons pas de miracles".

Illustration de l'article Le CESU ne fait pas de miracle

Lancé sous Jean-Louis Borloo, alors ministre de l'Emploi, en 2005, et opérationnel depuis 2006, le CESU préfinancé permet de rémunérer un employé à domicile. Certaines entreprises les distribuent à leurs salariés dans le cadre de leur politique sociale.

Depuis mars 2009, les CESU préfinancés, peuvent être utilisé pour rémunérer une personne s'occupant des soins d'un parent âgé, les crèches municipales sont incitées à l'accepter comme moyen de paiement et les entreprises peuvent en distribuer comme des chèques cadeaux.

Mais ce plan "manque d'ambition" et "est une goutte d'eau dans l'effort à fournir pour à la fois solvabiliser la demande et structurer l'offre", juge Mme Debonneuil, auteur en septembre 2008 d'un rapport sur le sujet.

L'inspectrice des finances déclare que le Cesu pèche par "sa lourdeur administrative", "la lenteur de sa diffusion" et surtout "il n'est accessible qu'à la fraction salariée de la population".

Mme Debonneuil doit remettre d'ici la fin de l'année un rapport à Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'Etat à l'Economie numérique.

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Commentaires

en même temps il fallait s'y attendre,
car c'est clair & net qu'il ne peuvent faire de miracles !