Après le plan Borloo lancé en 2005, le deuxième plan de services à la personne devrait être opérationnel au premier trimestre 2009. Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'Emploi, a annoncé jeudi 20 novembre 2008 qu'en période de crise, tous les gisements d'emplois sont précieux. Lors du deuxième Salon des services à la personne à la porte de Versailles, à Paris Laurent Wauquiez a annoncé que le secteur des services à la personne (garde d'enfants, aide aux personnes dépendantes, etc) est "extrêmement pourvoyeur d'emplois", avec 103.000 créations en 2006 et 130.000 en 2007. Selon M. Wauquiez, deux secteurs sont actuellement des "moteurs" de l'économie: "les emplois verts et les services à la personne".

Pour 2008, les créations d'emplois seront "dans la tendance de 2007", et pour les années 2009 et 2010, la tendance serait d'environ 100.000 par an.

Le plan II des services à la personne devra "poursuivre la démocratisation de l'accès au secteur" notamment par la mise en place d'une avance au crédit d'impôt, afin que les "classes moyennes modestes" n'aient pas à attendre un an avant d'être remboursées de 50% des dépenses engagées dans l'achat de services à la personne. Actuellement, pour les dépenses de services à la personne, il faut payer l'intégralité la première année, avant d'être remboursés en partie par un crédit d'impôt l'année suivante. Le gouvernement avait déjà souhaité fin octobre que soit mise en place une avance.

Le plan II a également pour objectif d'améliorer "la professionnalisation et la qualité de l'emploi" des salariés, en "renforçant la formation et le nombre d'heures travaillées", a expliqué M. Wauquie et portera aussi sur "la simplification" des règles administratives, notamment concernant le Cesu préfinancé, les règles juridiques et le périmètre des services éligibles au crédit d'impôt (actuellement 21 services sont concernés).

Enfin, "il faut arriver à stabiliser ce secteur sur la durée", a-t-il affirmé, en "stabilisant le dispositif" des aides fiscales (exonérations de charges, crédit d'impôts), mis en place pour développer le secteur.

De même, Bruno Arbouet, directeur de l'Agence nationale des services à la personne (ANSP), a considéré la stabilité du cadre financier et fiscal comme un "préalable" à la "pérennité du secteur".

Marie-Béatrice Levaux, présidente de la fédération des particuliers-employeurs (Fepem) et Jacques Manardo, président de la Fédération des entreprises de service à la personne (FESP) ont tous deux regretté que le Parlement soit tenté, à chaque discussion budgétaire, de "rabioter des aides qui perdurent depuis 15 ans".

Ainsi, cette année, des députés avaient proposé de réduire l'exonération de charges des employeurs et le plafond de réduction d'impôt. Mais, finalement, l'exonération a été maintenue, et le plafond relevé, de 12.000 à 15.000 euros.

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