Vendredi 19 novembre 2009, le conseil général d'Ile et Vilaine a annoncé aux associations d'aide à domicile qu'il allait réduire l'aide financière accordée depuis 2004. Le département versera en 2010 une enveloppe de trois millions d'euros, au lieu des quatre millions d'euros prévus. En 2011, ce sera deux millions et le manque à percevoir sera alors de 1,5 million d'euros pour l'ADMR qui assure l'essentiel de l'aide à domicile dans le département. L'ADMR fédère en Ile et Vilaine 55 associations locales d'aide à domicile qui emploient un peu plus de 2 000 salariés. Ces associations interviennent auprès de 14500 ménages et principalement auprès de personnes âgées. « On ne pensait pas que la baisse serait d'une telle ampleur. Désormais, on est en droit de s'interroger sur l'avenir des services d'aide à domicile dans le département », s'inquiète Annette Bouttier, la présidente de la fédération ADMR d'Ille-et-Vilaine. Vendredi 19 novembre 2009, le conseil général d'Ille et Vilaine a annoncé aux associations d'aide à domicile du département qu'il allait réduire l'aide financière qui leur est accordée depuis 2004.

Le département versera en 2010 une enveloppe de trois millions d'euros, au lieu des quatre millions d'euros prévus. En 2011, ce sera deux millions et le manque à percevoir sera alors de 1,5 million d'euros pour l'ADMR qui assure l'essentiel de l'aide à domicile dans le département. Cette annonce alimentera les conflits qui peuvent opposer les associations et les entreprises de services à la personne. Les entreprises reprochent aux associations d'être aidées par des subventions, et les associations reprochent aux entreprises de proposer leurs services uniquement aux endroits ou cela est rentable et de ne pas répondre à l'ensemble des besoins.

L'ADMR fédère en Ille et Vilaine 55 associations locales d'aide à domicile qui emploient un peu plus de 2 000 salariés. Ces associations interviennent auprès de 14500 ménages et principalement auprès de personnes âgées.

Source : Maville.

Commentaires

L’avenir du secteur des services à ala personne ne s’annonce pas terrible d'après les analyses du cabinet Precepta qui annonce une stagnation à 805 millions d’heures du volume horaire réalisé par l’ensemble des salariés, mais également sur une légère baisse du volume horaire par salarié (à seulement 12,5 heures par semaine).
L’associatif devient confronté à la loi des marchés. D’autres associations que l’ADMR doivent chercher à réduire leurs coûts. C’est le cas à Troyes de l’Asimat (association de services à domicile et établissements pour personnes âgées), Association de loi 1901, à but non lucratif qui fêtera prochainement ses 50 ans. Le bilan de cette structure s’équilibre avec un résultat consolidé en 2008 de 216 992 €, mais met au jour quelques disparités en fonction des services : le service à domicile est déficitaire de 190 000 €. Élisabeth Philippon a rappelé que le conseil général soutient les actions menées en faveur des personnes âgées, notamment au travers des subventions et précise que « les associations devront opérer une mutation profonde ».