Un bouclier ciblé pour faire face à l'urgence

Le coût global de ce plan d’urgence est estimé à près de 70 millions d’euros. Contrairement aux crises précédentes, celle-ci est marquée par une forte volatilité des cours liée au blocage du détroit d’Ormuz et à des arrêts de production dans le Golfe. Pour garantir la responsabilité des finances publiques, ces mesures sont strictement limitées à la période du mois d’avril 2026 et s'appliquent aussi bien à l’Hexagone qu’aux territoires d’Outre-mer.

Le plan se décline en aides directes calibrées pour répondre à l'urgence de chaque filière :

  • Transports routiers (50 M€) : Les TPE et PME recevront une aide forfaitaire exceptionnelle équivalente à 0,20 €/L.
  • Agriculture (14 M€) : Les agriculteurs bénéficient d'une exonération totale du droit d'accise sur le GNR (Gazole Non Routier) pour le mois d'avril.
  • Pêche (5 M€) : Une aide de 0,20 €/L est accordée sous forme de remboursement sur les factures de carburant pour permettre aux navires de continuer à sortir en mer.

Nouveau : Le « Prêt Flash Carburant » pour soutenir la trésorerie

En complément de ces aides directes, le Gouvernement, en collaboration avec Bpifrance, déploie à partir du 13 avril 2026 le « Prêt Flash Carburant ». Ce nouveau levier financier vise à soutenir la trésorerie des entreprises les plus exposées dont les dépenses en carburant représentent au moins 5 % de leur chiffre d'affaires.

Ce prêt, dont le montant oscille entre 5 000 € et 50 000 €, se distingue par sa simplicité et sa rapidité d'exécution. Sans aucune garantie demandée à l'emprunteur, il propose un remboursement sur 36 mois avec un différé de capital de 12 mois, au taux de 3,8 %. Entièrement digitalisé, ce dispositif permet une mise à disposition des fonds sous sept jours en moyenne, offrant ainsi une bouffée d'oxygène immédiate aux TPE et PME du transport, de l'agriculture et de la pêche.

Bon à savoir

Le prêt flash carburant sera disponible à partir du 13 avril 2026 ici.

Accessible aux TPE et PME exerçant leur activité dans les secteurs éligibles (transports, agriculture, pêche) et dont les dépenses de carburant représentent au minimum 5% du chiffre d'affaires.

Cap sur la décarbonation


Si l'urgence impose des mesures de soutien financier, le Gouvernement rappelle que la souveraineté énergétique passera par une accélération de la transition. Une partie des crédits de décarbonation sera réorientée pour accompagner les entreprises de ces secteurs vers des motorisations alternatives et des solutions moins dépendantes des énergies fossiles, afin de limiter l'impact des futurs chocs pétroliers.