Un secteur privé aux deux visages
Le secteur hospitalier privé emploie 315 000
salariés. Toutefois, l'organisation diffère radicalement selon le statut juridique :
- Dans le privé lucratif : La logique de groupe est la norme. 90 % des établissements sont rattachés à un groupe, et ces structures emploient 96 % des effectifs de ce segment
- Dans le privé non lucratif : Les structures indépendantes multi-établissements sont majoritaires (71 % des établissements). Les groupes n'y rassemblent que 22 % des établissements et 28 % des effectifs.
Des groupes souvent petits et ancrés localement
Contrairement aux idées reçues, la majorité des groupes hospitaliers ne sont pas des géants nationaux.
- 54 % des groupes du privé lucratif sont de petites ou moyennes structures de moins de 250 salariés.
- 72 % de ces groupes sont implantés dans une seule et même région, témoignant d'un fort ancrage local.
- À l'inverse, seuls 9 grands groupes de plus de 5 000 salariés se partagent le haut du marché lucratif, avec une présence multi-régionale.
La diversification : au-delà de l'hôpital
Les groupes privés ne se limitent pas aux soins hospitaliers. Près de la moitié de leurs effectifs (44 % dans le lucratif) travaillent dans des activités complémentaires.
- Le médico-social : L'hébergement (EHPAD notamment) est la principale activité annexe, mobilisant 61 % des effectifs complémentaires du secteur lucratif.
- Le support : Les grands groupes lucratifs disposent systématiquement d'entités dédiées à l'immobilier, au conseil de gestion ou au soutien administratif.
- Le non-lucratif : Ce secteur mise davantage sur l'action sociale sans hébergement (type ESAT) et l'enseignement supérieur (IFSI).
Des champions de la chirurgie et du domicile
L'influence de ces structures est capitale pour certaines spécialités. Les 177 groupes possédant au moins une clinique assurent 59 % des places de chirurgie ambulatoire en France. Les neuf plus grands groupes à but lucratif concentrent à eux seuls plus de la moitié des capacités de leur secteur en psychiatrie, médecine et hospitalisation à domicile (HAD). Le secteur non lucratif, quant à lui, domine largement l'
HAD avec 57 % des capacités nationales.