Patrick Kanner, président de l'UNCCAS a rappelé que "le système est à bout de souffle. Une clarification du cadre d'intervention, des financements adaptés et une politique globale sont aujourd'hui indispensables pour la survie du secteur, a fortiori au regard du défi de la dépendance".

L'UNCCAS et l'Agence nationale de services à la personne (ANSP) ont réalisé une enquête qui montre que :

  • les CCAS/CIAS pallient aux insuffisances de la couverture territoriale (enquête UNCCAS/ANSP réalisée auprès de 973 adhérents, juin 2010)
  • les CCAS/CIAS gèrent une majorité de petits services, dans les zones peu, voire non couvertes par d'autres acteurs (26 000 heures d'intervention annuelle en moyenne pour les services d'aide et d'accompagnement à la vie quotidienne, principalement en direction de personnes fragiles) ;
  • les CCAS/CIAS ont largement joué le jeu de la professionnalisation puisque 54% de leurs assistantes maternelles et 36% de leurs aides à domicile sont diplômés ; - la loi de développement des services aux personnes de 2005 n'a pas eu d'impact réel sur les effectifs globaux de leurs services, qui restent stables. Les recommandations de l'UNCCAS - l'UNCCAS est favorable à la mise en place d'une nouvelle logique tarifaire qui prenne en compte l'ensemble des coûts réels des services proposés au travers d'un budget global annualisé (frais de personnels, de formation, de structure...). Elle soutient la démarche de révision du système de tarification engagée par l'ADF en précisant que l'Etat doit assumer ses responsabilités de financeur ;

Pour l'UNCCAS, le maintien de la qualité, encouragée depuis plusieurs années par les pouvoirs publics, doit rester un objectif prioritaire.

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