Quelles sont les principales missions confiées à l’aide-soignant(e) ?
Professionnel(le) de santé, le rôle de l'aide-soignant(e) est déterminant dans le schéma santé des patients. En plus de prodiguer des soins à sa patientèle sous l’égide d’un(e) infirmier(ère), il ou elle peut être amené à la réconforter, la rassurer et la soutenir. Pour cela, ses missions sont très étendues.
Quelles sont les tâches les plus courantes de l'aide-soignant(e) ?
- Accueillir le patient et l’installer
- Seconder l’infirmier dans la réalisation de certains soins paramédicaux (comme prendre la température, le pouls, vérifier les pansements et les drains, donner des médicaments)
- Servir les plateaux repas
- Aider le patient à se lever et marcher
- Aider à la toilette et à l’habillage
- Veiller à la sécurité du patient
- S’assurer de la propreté de la chambre du patient (faire le lit, changer le linge, désinfecter les lieux, ranger) tout en respectant les règles d’hygiène hospitalières
- Transmettre à l’infirmier(ère) (à l’oral et à l’écrit) ses observations sur l’état de santé du malade
- Soutenir moralement et psychologiquement le patient ainsi que son entourage
- Entretenir le matériel de soins et gérer les stocks
Découvrez le témoignage de Céline, aide soignante pendant 16 ans
Compétences
Quelles sont les compétences et principales qualités demandées pour être aide-soignant(e) ?
Très polyvalent, le métier d’aide-soignant(e) demande de posséder des compétences techniques pointues ainsi que de grandes qualités humaines qui sont les suivantes :
- S’intégrer à une équipe pluri-professionnelle (médecin, infirmier, sage-femme etc.)
- Avoir le sens de l’empathie
- Savoir faire preuve de discrétion et de compréhension
- Communiquer avec diplomatie avec le patient et la famille
- Connaître, respecter et appliquer les règles et les protocoles d’hygiène lors des soins
- Utiliser les règles de sécurité pour installer les patients et les mouvoir
- Appliquer les règles et les techniques définies sur l’entretien des locaux et du matériel dans le cadre de la prévention des infections nosocomiales
- Maîtriser la bureautique
- Savoir transmettre les informations et observations constatées à l’équipe médicale pour assurer la continuité des soins
- Transmettre son savoir, ses connaissances et son expérience aux stagiaires et nouveaux arrivants
- Faire preuve d’observation afin de détecter et signaler une situation d’urgence
- Être en bonne condition physique pour assurer les déplacements des patients (transferts, marche, gestes de la vie quotidienne…)
Diplômes & formations
Les diplômes et formations requis pour devenir aide-soignant(e)
Le diplôme d'aide-soignant (DEAS) est indispensable. La formation dure entre 10 à 18 mois et peut se faire en alternance. Un enseignement théorique et pratique sont proposés. Les stages font partie de la formation et sont obligatoires.
La formation est accessible à partir de 17 ans sans aucune condition de diplôme. Pour l’intégrer, un concours d’entrée est obligatoire. Il consiste en une épreuve écrite de 2h (regroupant le français, les mathématiques et la biologie) pour l’admissibilité, et d’une épreuve orale axée sur les motivations du candidat pour l’admission.
Le DEAS peut également être obtenu par validation des acquis de l'expérience (VAE), à condition d'avoir 3 ans d'expérience.
De nombreuses écoles proposent des préparations au concours d’entrée pour une durée de 2 mois en général.
Les avantages et inconvénients
Les avantages
- Recrutement constant d’aide-soignants : c’est une profession qui ne connaît pas la crise
- Contacts humains nombreux
- Métier valorisant axé sur le social et l’aide à la personne
- Polyvalence des tâches
- Possibilité de travailler dans plusieurs types de services
Les inconvénients
- Conditions de travail difficiles : baisse des effectifs (la profession suscitant moins de vocation) et plus d’heures
- Métier très physique qui requiert d’être en bonne santé
- Travail de nuit, le week-end et les jours fériés
- Confrontation directe avec la misère sociale, la maladie et la mort
Salaire
12.50 € net de l'heure en moyenne
Le salaire d’un(e) aide-soignant(e)
Le salaire d’un(e) aide-soignant(e) dépend de plusieurs critères : ses horaires de travail, de jour et/ou de nuit, son lieu d’exercice, qu’il s’agisse du secteur public, du privé ou du domicile, sa spécialisation et, bien entendu, son ancienneté.
En 2026, le salaire d’un aide-soignant en hôpital public débute autour de 1 635 € net par mois et peut atteindre environ 2 370 € net en fin de carrière, prime Ségur comprise. Cette rémunération varie selon l’échelon, le grade, l’ancienneté et les horaires de travail, notamment en cas de nuit, de week-end ou de sujétion particulière. Des primes supplémentaires peuvent aussi s’ajouter selon les conditions d’exercice et représenter 200 à 500 € nets de plus par mois.
Dans le secteur privé, le salaire d’un(e) aide-soignant(e) est généralement de 1 400 € net par mois en début de carrière, de 1 700 € net après 5 ans d’expérience et peut atteindre 1 900 € net en fin de carrière. Des avantages complémentaires peuvent également être proposés, comme des primes, des tickets-restaurants ou des chèques-cadeaux.
Un(e) aide-soignant(e) peut exercer à domicile, le plus souvent dans le cadre d’un service ou d’un organisme agréé. Dans ce cas, l’activité est encadrée par les règles applicables aux services à la personne et, selon la structure, peut nécessiter des autorisations spécifiques. En 2026, la rémunération dépend surtout du statut, du volume d’heures, du nombre de patients, des horaires travaillés et de l’expérience. Les débuts se situent généralement autour de 1 550 € net par mois, puis le salaire peut dépasser 1 900 € net par mois après quelques années d’activité et avec une charge de travail plus importante.
Quelles sont les évolutions de carrière pour un(e) aide-soignant(e) ?
Après quelques années d’expérience, les possibilités d’évoluer ne manquent pas.
Grâce à la formation continue, un(e) aide-soignant(e) peut entreprendre de se spécialiser dans la gérontologie ou la pédiatrie.
Après 3 années d’expérience professionnelle, un(e) aide-soignant(e) peut se présenter à l’examen d’admission à l’école d’infirmier (IFSI), en étant dispensé des épreuves d'admissibilité.
Par ailleurs, d’autres métiers du secteur sanitaire, social et paramédical sont accessibles, comme :
Auxiliaire de puériculture.
Aide médico-psychologique.
Ambulancier(ère).
Assistant(e) dentaire.
Auxiliaire de vie sociale.
Laborantin d’analyses médicales.
Passer le diplôme correspondant est alors indispensable, par exemple :
DEAP : Diplôme d’État d’Auxiliaire de Puériculture.
DEAMP : Diplôme d’Aide Médico-Psychologique.
DEA : Diplôme d’État d’Ambulancier.
DEAVS : Diplôme d’État d’Auxiliaire de Vie Sociale.
Des passerelles existent également, ce qui permet à l’aide-soignant(e) d’être dispensé(e) de certains modules de formation.
Pour qui travaille l’aide-soignant(e) ?
Les aide-soignants officient principalement à l’hôpital et en clinique. Ils sont aussi présents dans les centres de soins, les établissements destinés aux personnes âgées (EHPAD, Maison de retraite), les services de santé de l’armée. Ils interviennent également au domicile des patients.








