Quelles sont les principales missions de l’auxiliaire de vie / AES ? 

Entre 2021 et 2024, les effectifs sont passés d’environ 225 000 à plus de 232 000 professionnels. Ce métier est aujourd'hui l'un des plus recherchés du secteur médico-social en France, porté par le vieillissement de la population, l'augmentation de l'espérance de vie et du nombre de personnes isolées ou en perte d'autonomie. D’année en année, les besoins en recrutement ne cessent d’augmenter et de nombreuses places en CDI sont à pourvoir. 

L’accompagnant éducatif et social ou auxiliaire de vie intervient directement pour aider et soutenir les personnes vulnérables dans l'accomplissement des actes de la vie quotidienne, la préservation du lien social et le développement de leur autonomie. Ses tâches varient en fonction de l'état de santé du bénéficiaire et de son lieu d'exercice (à domicile, en structure médico-sociale ou en milieu scolaire).

L’AES n’effectue aucun soin médical ou infirmier, ces gestes requérant des compétences spécifiques. Toutefois, il ou elle collabore étroitement avec l’équipe médicale, l'équipe pluridisciplinaire ainsi que la famille pour mettre en place un projet de vie visant à améliorer l’état de santé de la personne prise en charge et la soulager afin de diminuer sa perte d’autonomie. 

Quelles sont les tâches les plus courantes de l'auxiliaire de vie ?

  • Assurer le lever et le coucher 
  • Aider à la toilette et à l’habillage
  • Aider à l’appareillage et au dépareillage
  • Prodiguer des soins d'hygiène (aucun soins infirmiers)
  • Réaliser des travaux ménagers et s’occuper du linge (laver, repasser, ranger)
  • Préparer et faire prendre les repas 
  • S’occuper des démarches administratives
  • Faire les courses 
  • Proposer et pratiquer des activités ludiques, pédagogiques et d'animation (jeux, promenade, sorties…)
  • Etre à l’écoute, apporter un soutien psychologique et favoriser l'inclusion sociale ou scolaire en programmant des sorties entre amis, voisins ou en famille
  • Rendre compte des situations d’urgence auprès d’une équipe pluridisciplinaire

Compétences

Quelles sont les compétences et qualités requises pour être auxiliaire de vie (AES) ? 

Véritable soutien morale et physique, l’auxiliaire de vie / AES se pare de nombreuses qualités. Il ou elle doit faire preuve de discrétion, d’autonomie et d'initiative et apprécier pleinement les contacts humains ainsi que les échanges. L’amabilité, le respect d'autrui, la communication, la bienveillance et la patience sont des qualités indispensables pour exercer ce métier. 

Au-delà de la polyvalence pratique indispensable à domicile (cuisine, entretien, transports) , le métier s'est enrichi de compétences plus spécifiques au secteur social:

  • Qualités relationnelles et esprit d’équipe : Une solide capacité à écouter et à collaborer avec une équipe pluridisciplinaire.
  • Savoir-faire techniques : Maîtrise rigoureuse des règles d’hygiène et de sécurité, des gestes et postures pour préserver sa condition physique (notamment pour mobiliser et porter les personnes).
  • Outils d'accompagnement : Maîtrise des bases de l’animation, de la pédagogie, de la psychologie et respect absolu de l’éthique et de la déontologie professionnelle.
  • Vigilance : Garder l’œil sur tout afin d’alerter l’entourage ou les équipes médicales en cas de dégradation ou d’altération de l’état de santé du patient.
  • Disponibilité et force mentale : Capacité à travailler avec des horaires décalés ou irréguliers (parfois tôt le matin, tard le soir, les week-ends et jours fériés) et à conserver une attitude positive face à des situations humaines complexes.

Diplômes & formations

Les diplômes et formations nécessaires pour exercer le métier d’auxiliaire de vie sociale

Bien qu'il soit encore possible d'accéder au métier par le biais de l'expérience, de la VAE (Validation des Acquis de l'Expérience) ou de contrats directs, ce travail se professionnalise de plus en plus, les pathologies des patients devenant de plus en plus spécifiques voire complexes. Ainsi, il est fortement recommandé de suivre une formation. 

Plusieurs cursus sont proposés : 

Le DEAES (Diplôme d'Etat d'Accompagnant Éducatif et Social) de niveau 3 (équivalent CAP), est  désormaisle diplôme de référence centrale pour exercer. Ce diplôme, en alternance (sur une durée de 9 à 36 mois), remplace depuis 2016, le DEAVS (le Diplôme d'Etat d'Auxiliaire de Vie Sociale) et le DEAMP (Diplôme d'Etat d'Aide Médico-Psycologique). Le DEAES propose 3 spécialités :

  • l’accompagnement de la vie à domicile
  • l’accompagnement de la vie en structure collective 
  • l’accompagnement à l'éducation inclusive à la vie ordinaire

 D'autres diplômes permettent également de travailler dans ce secteur:

  • Bac Pro Services aux personnes et aux territoires (SAPAT)
  • Bac Pro Accompagnement, soins et services à la personne (ASSP)
  • Le Titre Professionnel Assistant de vie dépendance
  • Le Certificat Professionnel Agent d’accompagnement auprès d’adultes dépendants 

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Assistant(e) de vie aux familles
Salarié en poste - Demandeur d'emploi
En centre à Saint-Étienne (42000) - En entreprise - En alternance
400 heure(s)
Prochaine session : 8 juin 2026

Les avantages et inconvénients

Les avantages  

  • Un secteur en plein développement qui recrute massivement et ne connaît pas le chômage.
  • Emploi ouvert à une grande diversité de profils, avec ou sans diplôme initial.
  • Un métier humainement enrichissant, basé sur le partage, l'utilité sociale et de nombreuses interactions.

Les inconvénients 

  • Être très mobile : un(e) auxiliaire de vie peut visiter plusieurs patients en une journée
  • Salaire peu attractif
  • Être au service de sa patientèle et lui apporter un accompagnement constant dans les actes de la vie quotidienne
  • Faire face à la précarité des patients  
  • Des conditions de travail parfois exigeantes physiquement et psychologiquement.
  • Les horaires décalés et irréguliers (travailler très tôt le matin jusqu’à très tard le soir) 

Salaire

De 9.74 € à 14 € net de l'heure

Le salaire de l’auxiliaire de vie sociale

En règle générale, le salaire de début de carrière d'un(e) auxiliaire de vie / AES salarié(e) s’établit autour du SMIC horaire en vigueur, soit environ 1 700 € à 1 800 € bruts par mois. Pour celles et ceux qui travaillent à temps partiel, la rémunération s’effectue à l’heure, selon le SMIC horaire (12.31 € brut au 1er juin 2026). 

La rémunération évolue à la hausse selon plusieurs facteurs : l’ancienneté, le secteur d’activité (public, associatif ou privé), les primes conventionnelles, les indemnités kilométriques, les heures supplémentaires ou encore les majorations pour le travail de nuit, des week-ends et des jours fériés.

 Une auxiliaire de vie sociale libérale peut facturer davantage, entre 18 à 25 € de l’heure. 

Dans le secteur public, le salaire d’un(e) auxiliaire de vie sociale dépend de son grade et de son échelon. En moyenne, la rémunération varie de l’ordre de 1 678,95 € à 2 183 € bruts par mois. 

Quelles sont les évolutions de carrière pour un(e) auxiliaire de vie sociale ? 

Les évolutions de carrière sont nombreuses. 

Les passerelles professionnelles sont nombreuses. Après quelques années d’expérience sur le terrain, l’auxiliaire de vie / AES peut évoluer vers des postes de coordination ou d’encadrement au sein des structures de services :

  • Responsable de secteur ou d'agence
  • Assistant(e) de coordination ou Coordinateur(trice) d'encadrement

Grâce à des formations complémentaires, le personnel titulaire du DEAES bénéficie d'allègements de formation et de dispenses de modules spécifiques s'il souhaite s'orienter vers :

  • Les métiers du soin : Aide-soignant(e), Aide Médico-Psychologique (AMP).
  • Les métiers de l’accompagnement spécialisé : Assistant(e) de Vie aux Familles (ADVF), Accompagnant des Élèves en Situation de Handicap (AESH).

Les secteurs d’intervention de l’auxiliaire de vie / AES

L'accompagnant éducatif et social / auxiliaire de vie exerce ses compétences au sein de structures publiques, associatives ou privées, mais également directement auprès de particuliers employeurs.

Ses lieux d'exercice se répartissent principalement ainsi :

  • Les services d'aide et d'accompagnement à domicile (SAAD).
  • Les structures médico-sociales et spécialisées : EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes), maisons de retraite, hôpitaux, structures d'accueil du handicap ou de réinsertion sociale.
  • Les collectivités et structures de proximité : CCAS (Centres Communaux d’Actions Sociales) et associations d’aide à la personne.
  • Le milieu scolaire et éducatif : Établissements scolaires ordinaires ou adaptés et dispositifs d’inclusion pour l’accompagnement des enfants et des jeunes.

L’auxiliaire de vie intervient directement au domicile des particuliers en perte d’autonomie.