La retraite marque la fin de la vie professionnelle, mais pas nécessairement celle des projets, des rencontres ou de l'engagement. C'est précisément sur cette idée que repose le réseau des Relais Amicaux. 

Ces associations locales de retraités, soutenues par le groupe Malakoff Humanis, poursuivent deux objectifs complémentaires : proposer des activités favorisant les rencontres et la convivialité entre adhérents, mais aussi mobiliser ceux qui le souhaitent autour d'actions bénévoles et solidaires. Le réseau compte aujourd'hui 94 implantations recensées sur son site national, réparties sur une grande partie du territoire. 

Que font les Relais Amicaux ? 

Contrairement à un simple club de loisirs, les Relais Amicaux reposent sur une logique d'échange et de transmission. Les activités culturelles, sportives ou conviviales constituent une première porte d'entrée : randonnée, sorties, ateliers créatifs, informatique, conférences, voyages ou encore jeux permettent de rencontrer d'autres personnes et de conserver une vie sociale active. 

Mais les adhérents peuvent également mettre leur expérience au service des autres. Le réseau développe des actions de bénévolat tournées notamment vers les personnes fragiles et l'intergénérationnel. 

Cette philosophie rejoint un enjeu important du bien vieillir : maintenir des relations sociales et continuer à se sentir utile. Dans un podcast consacré au Club Colette et à sa lutte contre l'isolement des seniors, Aladom mettait déjà en avant l'importance des activités partagées pour favoriser les rencontres. 

Vieillir ne signifie d'ailleurs pas renoncer aux projets. Les témoignages recueillis dans l'article Aladom consacré aux rêves des seniors montrent également cette volonté de continuer à apprendre, voyager, créer et s'engager. 

À Nantes, apprendre, créer et transmettre 

Le Relais Amical Nantes Atlantique illustre particulièrement bien la diversité des activités proposées. À la rentrée 2026, l'association et son antenne de Saint-Nazaire ont relancé de nombreux rendez-vous. Des portes ouvertes ont notamment été organisées le 17 septembre à Saint-Nazaire pour accueillir les nouveaux adhérents. 

Le calendrier d'octobre témoigne ensuite d'une activité régulière : initiation à l'informatique, aquarelle, randonnée ou ateliers de savoirs de base figurent parmi les rendez-vous organisés. Le 12 octobre, par exemple, des séances d'initiation informatique et d'aquarelle étaient programmées à Nantes, tandis que l'antenne de Saint-Nazaire organisait plusieurs ateliers autour des savoirs de base. 

Cette diversité permet de répondre à plusieurs besoins : découvrir une activité, entretenir ses connaissances, transmettre des compétences mais aussi, tout simplement, retrouver régulièrement d'autres personnes. 

En Savoie, de nouvelles activités pour entretenir la convivialité 

À Chambéry, le Relais Amical de Savoie compte 275 membres, dont 80 bénévoles impliqués dans des actions sociales, de loisirs ou dans le fonctionnement de l'association. Créé en 1985, il est reconnu association d'intérêt général depuis 2025. 

La rentrée 2026 a notamment été marquée par le lancement de nouvelles activités. Le 25 septembre, les adhérents ont pu découvrir une initiation à la danse de salon. Quelques jours plus tard, le 1er octobre, le Relais proposait pour la première fois « On joue au Relais », une activité consacrée au théâtre d'improvisation. Un repas de rentrée et des randonneurs était également organisé le 7 octobre. 

L'association avait déjà inauguré en avril une nouvelle salle, baptisée Genepi, et lancé un atelier de réparation destiné à donner une seconde vie aux appareils. Randonnées, théâtre, danse, bricolage ou rencontres conviviales : derrière leur diversité, ces activités ont un point commun. Elles créent des occasions régulières de sortir de chez soi et d'entretenir des relations sociales. 

À Besançon, la chorale va à la rencontre des résidents d'EHPAD 

Le Relais Amical de Besançon associe lui aussi loisirs et solidarité. Sa vocation affichée est de créer une solidarité entre les adhérents tout en encourageant le bénévolat en faveur des publics fragilisés. 

Une nouvelle activité de sophrologie a ainsi été lancée à l'automne 2026, avec une séance d'essai organisée début octobre. Mais l'une des initiatives les plus représentatives de la dimension solidaire du Relais est sa chorale « Accords Joyeux ». 

Composée d'une quarantaine de choristes, elle se produit gratuitement, environ deux fois par mois, dans des EHPAD, foyers-logements et maisons de retraite de Besançon et des environs. Plusieurs concerts sont programmés cet automne et cet hiver : après Salins-les-Bains le 1er octobre et Rougemont le 15 octobre, les bénévoles doivent notamment se rendre à Fraisans, Arbois, Gray, Vesoul et Montferrand-le-Château avant la fin de l'année. 

L'initiative crée ainsi du lien dans les deux sens : elle offre une activité collective aux choristes tout en apportant un moment de musique et de convivialité aux personnes âgées vivant en établissement. 

Cette dimension rejoint les enjeux d'accompagnement des seniors abordés par Aladom, qu'il s'agisse de solutions d'aide aux personnes âgées ou de nouvelles formes d'habitat, comme la résidence autonomie Océalandes récemment inaugurée à Biscarrosse. 

Le bénévolat, une autre façon de vivre sa retraite 

Les exemples de Nantes, Chambéry et Besançon montrent finalement que le rôle des Relais Amicaux ne se limite pas à occuper le temps libre. Ils offrent aux retraités un cadre dans lequel ils peuvent simultanément recevoir et transmettre : découvrir une activité, rencontrer de nouvelles personnes, partager une compétence ou consacrer quelques heures à une action solidaire. 

Une conception active du vieillissement qui rejoint d'autres initiatives destinées à repenser l'accompagnement des seniors. Dans le podcast Aladom consacré à Lydie Giraud, fondatrice d'EnVY, la même idée apparaît : avancer en âge n'efface ni le besoin de lien social, ni celui de conserver une place dans la société. 

À travers leurs activités et leurs actions bénévoles, les Relais Amicaux proposent justement aux retraités de continuer à construire cette place, chacun à son rythme et selon ses envies.