Un mix énergétique en pleine mutation

Aladom est certifié B-Corp depuis 2022 et est attentif alors que le monde connait un backlash écologique aux actions positives sur l'environnement. L'objectif des annonces du gouvernement est clair : inverser la tendance actuelle où les énergies fossiles dominent encore 60 % de la consommation finale. La crise actuelle sur le carburant pénalise les aides à domicile qui utilisent leurs voitures thermiques alors que le montant des indemnités kilométriques n'a pas été revalorisé depuis plusieurs années. Le cap fixé pour 2035 prévoit :

  • Une production d'électricité décarbonée portée à près de 700 TWh.
  • Une division par trois de la consommation d'énergies fossiles par rapport à 2023.
  • Une part de 70 % d'énergie décarbonée dans le mix final dès 2035.

Le "Chantier du Siècle" : Éolien et Photovoltaïque

Le Ministre Roland Lescure et la Ministre Maud Bregeon ont détaillé les piliers de cette accélération industrielle :

1. L'éolien en mer : un changement d'échelle

Le Gouvernement fusionne les appels d'offres AO9 et AO10 pour lancer une procédure simplifiée de 10 GW (5 GW posé et 5 GW flottant). L'ambition est que l'éolien en mer couvre 20 % des besoins électriques du pays à l'horizon 2050.

2. L'éolien terrestre : priorité au renouvellement

Plutôt que la multiplication des sites, l'accent est mis sur le "repowering" (renouvellement des parcs existants). En remplaçant les anciennes machines par des turbines plus performantes, l'État souhaite concilier compétitivité et acceptabilité locale. Un appel d'offres de 800 MW est prévu pour mai 2026.

3. Solaire : souveraineté et autoconsommation

Pour le photovoltaïque, la priorité est donnée à l'autoconsommation pour les particuliers et TPE afin de les protéger de la volatilité des prix. Pour les grands projets, de nouveaux critères de résilience seront introduits pour favoriser les composants fabriqués en Europe et réduire la dépendance à la Chine (qui fournit actuellement 80 % des composants clés).

Des retombées économiques massives

Cette transition n'est pas qu'environnementale, elle est aussi un moteur d'emploi. Le Gouvernement prévoit la création de 120 000 emplois supplémentaires d'ici 2035. Rien que pour la filière éolienne en mer, le Pacte signé avec l'État prévoit de mobiliser au moins 20 000 emplois sur le territoire à cette même échéance.