Un engagement fort vers la petite enfance

Le secteur de la petite enfance reste un pilier central de l'attractivité sociale. En 2022, la formation d'Éducateur de Jeunes Enfants (EJE) comptabilisait 6 557 inscrits, soit 11,5 % de l'ensemble des étudiants du social.

L'intérêt pour ce public est massif : parmi les étudiants ayant choisi leur formation pour travailler auprès d'un public spécifique, plus des deux tiers (68 %) déclarent vouloir exercer auprès des jeunes enfants. Ce métier, accessible après le baccalauréat, débouche désormais sur un diplôme de niveau licence (Bac+3).

Retrouvez sur notre site des formations pour la petite enfance (CAP AEPE...).

L'Accompagnant Éducatif et Social (AES) : au cœur du quotidien

La formation d'Accompagnant Éducatif et Social (AES) est l'une des plus représentées avec 10 400 élèves (18,2 % des inscrits). Ce diplôme, qui a remplacé en 2016 ceux d'aide médico-psychologique (AMP) et d'auxiliaire de vie sociale (AVS), est essentiel pour les services à la personne.

  • Missions : Les futurs diplômés interviennent auprès de personnes vulnérables pour compenser un manque d'autonomie, que ce soit à domicile (aide à domicile, auxiliaire de vie) ou en milieu scolaire (AESH).
  • Profils : Le public est majoritairement féminin (86 %) et plus âgé que la moyenne du secteur, avec un âge moyen de 35 ans.
  • Reconversion : C'est une voie privilégiée pour la reconversion professionnelle, citée par 40 % des élèves. Près de la moitié des inscrits étaient déjà en emploi avant de débuter leur formation.

Le Technicien de l'Intervention Sociale et Familiale (TISF)

Le métier de TISF joue également un rôle crucial dans l'aide à domicile, notamment lors d'événements familiaux comme une naissance ou une maladie.

  • En 2022, on comptait 1 200 élèves dans cette filière, un chiffre en légère progression (+3,7 % depuis 2017).
  • La formation est très féminisée (93 %) et 29 % des élèves la suivent en alternance.
  • Parmi les bacheliers rejoignant cette filière, un quart est issu d'un Bac pro ASSP (Accompagnement, Soins et Services à la Personne), confirmant la passerelle naturelle entre le lycée professionnel et les diplômes d'État du social.

Motivations et parcours

Le sentiment d'utilité est le moteur principal de ces futurs professionnels (cité par 56 % des étudiants). Malgré les défis posés par la crise sanitaire — notamment pour trouver des stages — 32 % des étudiants affirment que cette période a confirmé leur intérêt pour le métier choisi.

Ces formations constituent un véritable ascenseur social et professionnel : 15 % des inscrits possédaient déjà un premier diplôme social avant d'entamer leur nouveau cursus, témoignant des nombreuses opportunités d'évolution de carrière au sein des services à la personne.