En janvier 2009, la CAF a réalisé une étude baptisée « Comparaison européenne des aides aux familles ». En introduction à cette étude, les rédacteurs exposent les dépenses consacrées spécifiquement par les états à la famille et aux enfants dans le cadre de la protection sociale. Ces données sont rassemblées par Eurostat dans un cadre harmonisé, le Système Européen de Statistiques Intégrées de Protection Sociale (SESPROS). Il s'agit de données agrégées sur les dépenses et les recettes. 

Le système couvre la protection sociale au sens habituel du terme et il inclut également, en principe du moins, les prestations des employeurs à leurs salariés telles que le versement de salaires ou de traitements pendant les congés de maladie ou de maternité. 

La fonction famille/enfants plus précisément détaillée ici recouvre les aides en espèces ou en nature (hors soins de santé) en rapport avec les frais de grossesse, de naissance et d'adoption, d'éducation des enfants et de garde d'autres membres de la famille. 

Prestations sociales « famille/enfants » en % du PIB

Les dépenses de protection sociale de la fonction « famille/enfants » représentent en moyenne 2,1% du PIB dans l'Union Européenne mais avec de très grandes différences entre les pays. Elles varient de 0,8% du PIB en Pologne, à 3,8% au Danemark en 2005. La France arrive en dixième position avec 2,5% de son PIB consacrés à la fonction famille/enfants dans le cadre de la protection sociale. 

Prestations sociales « famille/enfants » en % du total des dépenses de protection sociale

Comparé au total des dépenses de protection sociale, celles consacrées à la fonction famille/enfants s'élèvent en moyenne à 7,7% en 2005 dans l'Union Européenne, mais ce pourcentage varie de 4,2% en Italie à 16,5% au Luxembourg. La France consacre 2,5% de ses dépenses de protection sociale à la fonction famille/enfants, ce qui la place en dixième position

Il faut préciser que cette fonction recouvre de fortes différences selon les catégories de prestations examinées. D'autre part, le rapport souligne les limites de l'analyse des politiques à travers les dépenses de la fonction « famille/enfants » car la méthode sous-estime l'effort procuré par les différentes mesures de politiques. 

Les chiffres présentés permettent seulement d'avoir une idée de l'effort moyen, mais pas de savoir comment cet effort est réparti ou modulé selon les familles (nombre d'enfants, revenus par exemple).

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