En France, le gouvernement estime à 300 000 le nombre des aidants familiaux, un chiffre qui va continuer d'augmenter devant la croissance de la dépendance. C'est bien souvent une personne de la famille qui s'occupe de la personne âgée ou encore d'une personne handicapée tout en poursuivant son activité professionnelle.

Une aide régulière auprès d'une personne dépendante

En France, on appelle "aidant familial" une personne qui vient en aide à une personne âgée dépendante ou une personne handicapée de son entourage et cela à titre non professionnel. C'est souvent une personne de la famille voire même les parents ou le conjoint qui aide régulièrement dans les tâches quotidiennes. L'âge moyen de l'aidant est aujourd'hui de 60 ans et dans 70% des cas c'est une femme. 65% ont une activité salariée et 55% cohabitent avec la personne dépendante.

Cette aide concerne aussi bien les soins, l'accompagnement, les démarches administratives mais aussi les activités domestiques, culturelles et le soutien psychologique. Des formations sont proposées par différents organismes afin d'aider les proches dans leur quotidien.

Quel statut pour l'aidant familial ?

Souvent on devient aidant familial par nécessité, soit parce la personne dépendante n'a pas les moyens de financer une aide de vie, soit que l'on peine à trouver quelqu'un.

L'aidant non rémunéré

Suite aux mesures prises par le gouvernement, l'aidant familial  peut prétendre à certains bénéfices :

  • un congé de soutien familial (jusqu'à 1 an) garantissant le retour à un poste équivalent au sein de l'entreprise ;
  • un contact direct avec l'équipe médico-sociale de la personne dépendante ;
  • une aide au placement temporaire de la personne dépendante permettant le repos de l'aidant (dans le cadre du droit au répit) ;
  • la valorisation des acquis de cette expérience.

L'aidant salarié

L'aidant peut être salarié par la personne dépendante seulement s'il n'est ni son conjoint, ni son concubin, ni son partenaire de pacs. Lorsque la personne perçoit l'APA  elle peut donc rémunérer un aidant  grâce au CESU même si ce dernier est en congé familial. Elle bénéficie ainsi d'une réduction d'impôt de 50%  des dépenses dans la limite de 12 000 euros et la rémunération est exonérée de cotisations patronales de Sécurité Sociale.

Pour l'accompagnement d'une personne handicapée recevant la prestation de compensation du handicap (PCH), l'aidant peut être rémunéré s' il n'est pas retraité et s'il n'exerce pas une activité à temps plein. 

Si et seulement si la personne est en état de très grande dépendance alors les proches (parents, conjoints) peuvent envisagés d'être salariés.

Le dédommagement

La prestation de compensation permet également de dédommager un proche qu'il est impossible de salarier. Le dédommagement s'élève à 3,40€ par heure et ne peut excéder 875,36€ par mois. Cette somme doit être déclarée fiscalement au titre des "bénéfices non commerciaux".

 

Il n'est pas tous les jours facile d'être aidant familial car c'est être témoin au quotidien des difficultés d'une personne proche. L'aidant familial peut être confronté à plusieurs difficultés comme l'isolement, l'absence de temps de répit qui peuvent amener à des situations d'épuisement voire même de maltraitance.

 

 

 

 

 

 

 

 

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