Avec l'accroissement des sites labellisés et la mise en place du nouveau label "Destination pour tous", les vacances vont pouvoir devenir possible pour les personnes à handicap. Certaines aides financières tendent aussi à favoriser ces départs.

Préparer son voyage avec l'aide des associations

Plusieurs associations rassemblent les différents sites, hébergements et centres de vacances spécialisés dans l'accueil des personnes handicapées. En voici une liste :

  • L'APAJH propose des séjours dans des centres spécialisés ou non.
  • Le CNLTA (Conseil National des Loisirs et du Tourisme Adaptés) favorise l'accès des personnes handicapées aux loisirs et au tourisme. Il lutte pour qu'un maximum d'informations, de services et d'accompagnement soient délivrés.
  • L'UNAPEI édite un annuaire des séjours adaptés ou intégrés en milieu ordinaire.
  • L'UNAHL fédère une vingtaine d'associations et rassemble l'ensemble des réglementations de l'accueil pour personnes handicapées. Elle contribue également au "fond d'aide individualisée" afin d'obtenir une participation des collectivités aux frais de séjours.

Il est bon de faire le plein d'informations avant de partir en contactant ces associations et leurs catalogues afin de se renseigner sur les activités proposées en fonction de chaque handicap. 

Qu'est-ce que le label "Transport et handicap" ?

Grâce au label "Transport et handicap" bientôt rejoint par "Destination pour tous", les personnes handicapées ont enfin la possibilité de partir en séjour à la mer, à la montagne, pour se reposer, découvrir un sport ou visiter des lieux culturels.

Mis en place par le ministère du tourisme en 2001, le label a été attribué à près de 3000 sites (hôtels, plages, chemins de randonnée, camping). On peut ainsi trouver des tapis menant à l'eau ou encore des fauteuils amphibies sur une plage de Bretagne et des fauteuils tout terrain (FTT) pour la montagne.

Ce label est attribué pour un ou plusieurs handicaps sur une durée maximale de 5 ans renouvelable après un contrôle du maintien des critères d'accueil et de sécurité.

Comment voyager lorsqu'on est handicapé ?

Partir en vacances suppose devoir se déplacer et avoir recours à de moyens de transports comme le train ou l'avion. Il est conseillé de signaler son handicap dès la réservation d'un titre de transport afin de connaitre les modalités d'accueil des compagnies de transports. Le COLIAC (Comité de liaison pour l'accessibilité des transports et du cadre bâti) informe les personnes handicapées sur la praticabilité de l'ensemble des transports, voiries et lieux touristiques.

Prendre le train

Des tarifs spécifiques sont appliqués aux titulaires de carte d'invalidité comme la gratuité pour les accompagnateurs et des réductions. Pour faciliter la montée et la descente du train il faut avertir la SNCF lors de la réservation du billet afin que toutes les mesures soit prises. Aujourd'hui c'est plus de 300 gares qui sont équipées et dans chaque train on doit trouver des chaises transferts ainsi que des emplacements réservés aux personnes à fauteuils roulants. Une prise en charge des bagages peut également être appliquée.

Pour tout renseignement, un numéro vert est à disposition : 0 800 15 47 53

Prendre l'avion

Pour le transport en avion, il est également nécessaire de préciser le degré du handicap pour permettre une prise en charge adaptée. Cette assistance est gratuite et permet d'être placé en priorité dans l'appareil. De plus en plus d'avions sont équipés de sièges spécifiques et de toilettes accessibles. Le guide de l'accessibilité des aéroports français donne une notification des aéroports en fonction des aménagements spécifiques. Réservé aux professionnels, on peut néanmoins le consulter dans les agences de voyages.

Pour partir à destination des DOM, un seul numéro pour les réservations des personnes handicapées, rallié au service spécialisé "Saphir" : 0 820 01 24 24

Quelles sont les aides pour partir en vacances ?

Malgré les efforts considérables occasionnés dans l'accessibilité au tourisme pour les personnes handicapées, une ombre persiste et c'est bien celle du problème financier. Car si les vacances coûtent chères, pour une personne handicapée c'est véritablement un luxe souvent inaccessible. En effet quand on veut partir seul il faut faire appel à des aides humaines ou techniques qui occasionne un prix souvent prohibitif.

Une personne handicapée qui ne peut pas travailler reçoit 711,95 euros d' AAH. Il n'existe pas d'aides spécifiques pour les personnes handicapées. Néanmoins on trouve des aides pour partir en vacances pour l'ensemble des personnes à faibles ressources.

  • Les bons vacances de la CAF peuvent être accordés en fonction de leurs ressources aux familles allocataires. Le montant varie selon le type et la durée du séjour et est versé directement à l'organisme de séjour. On peut ainsi partir en vacances collectives (colonies, maison familiale de vacances, gîtes ruraux,etc...) ou pour des vacances individuelles (hôtel, camping, location,etc...).
  • Les chèques vacances servent de paiement pour des dépenses de vacances en France (restauration, loisirs, transports) et sont attribués par l'employeur ou un organisme social comme la CAF ou la DDASS.
  • Des prêts sans intérêts et le fond de secours de la CAF peuvent aussi être une alternative ainsi que les CCAS qui attribuent des aides après entretien avec une assistante sociale.
  • Les associations comme la Fondation de France ou encore le Secours Populaire peuvent aider les personnes handicapées les plus démunies.
  • L'UNHAL a mis en place le fonds d'aide individualisée qui permet d'avoir une aide participative des collectivités territoriales. Ce fond prend le surcoût occasionné par le handicap (soit environ 50%).

Enfin l'APF met en place chaque été des séjours pour les personnes handicapées et lance un appel aux personnes bénévoles pour les accompagner au mieux. 

 

Plus que quiconque, les personnes handicapées ont besoin de se changer les idées, de se vider la tête. Malgré la mise en place de structures adaptées, il reste encore très difficile de se rendre en vacances lorsqu'on porte un handicap car soit le prix du séjour revient vraiment à trop cher soit le manque de place en sites labellisés est trop fort. En Europe la demande est grande puisqu'on estime à 40 millions le nombre de personnes handicapées qui souhaiteraient partir en vacances ; seulement 5 millions d'entre elles ont déjà voyagé.

 

 

 

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