Rejetés par la société durant des siècles, les sourds et malentendants n'ont attiré l'attention qu'à partir de 1760, année où l'abbé Charles Michel de l'Epée débute une réflexion sur une langue des signes. Il créera ainsi une école qui sera à l'origine des premiers signes méthodiques. Mais ce n'est que deux cents ans plus tard qu'apparaîtra l'Académie de la Langue Des Signes Française.

Les formations de type privé

L'ALSF, basée à Paris, a pour but la promotion de la langue des signes, tout en contribuant à son développement. Elle propose trois types de formation : des cours, des travaux de formation et l'enrichissement de la méthode. Pour les personnes éprouvant des difficultés à s'insérer socialement, un apprentissage spécial est aussi envisageable.

Autre école spécialisée, le centre de formation "Visuel-Langue des Signes", présente dans onze régions françaises. Fondée en 1998, elle cherche à avertir tous les publics au sujet de l'importance de l'apprentissage de la LSF, officiellement reconnue comme langue à part entière depuis cinq ans.

Un enseignement qui prend de l'ampleur

Conséquence de la loi du 11 février 2005, la Langue des Signes Française fait son apparition à l'école primaire à la rentrée 2008, avant d'être intégrée au programme des collèges et lycées l'année suivante. Depuis 2008, une épreuve optionnelle de LSF est proposée au baccalauréat à tous les élèves, sourds ou entendants. En 2010, le CAPES de LSF voit le jour.

Dernier exemple en date de cette "démocratisation" du langage des signes : une quinzaine d'élèves du lycée Guy-Mollet à Arras (Pas-de-Calais), pourront l'apprendre à la rentrée prochaine. Le tout, à raison de trois heures par semaine.

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