Autonomie : la robotique au secours des paralysés

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Autonomie : la robotique au secours des paralysés

Article publié le 07/03/2011 à 13:22

Lancée en avril 2008, l'usine du groupe Cyberdyne fabrique des exosquelettes en masse. Permettant de "multiplier" la force de son porteur, la "tenue robotique" vise à faciliter la vie des personnes handicapées.

Un soutien pour les gestes quotidiens

À première vue on pourrait croire à l'oeuvre d'un fou, fan de films de sciences-fictions ou de dessin animés du Club Dorothée. Pourtant "l'armure" de soutien est bel et bien réelle. Dénommé HAL pour Hybrid Assistive Limb (membre assisté hybride), le dispositif consiste en un squelette extérieur mécanique (exosquelette) intelligent.

Alimenté par une batterie de 100 volts, l'autonomie actuel du produit est de 160 minutes. Pesant 23 kilos pour 1m60, HAL permet de marcher, monter des escaliers, soulever et porter des objets jusqu'à 70 kilos. Destiné à la base pour faciliter le travail des ouvriers, le dispositif a vite été détourné à des fins médicales et vise à faciliter le maintien à domicile.

La robotique en remplacement des muscles défectueux

Deux modes de contrôle sont proposés par le dispositif. Un mode de contrôle " bio-cybernétique" et un mode autonome. À l'aide de capteurs placés sur la peau, l'exosquelette peut interpréter les impulsion émises par le cerveau. Ainsi, c'est le porteur qui "décide" quel partie du corps robotique bouger, de la même manière qu'un membre normal.

Un système de contrôle autonome à même été pour la 5ème version du dispositif (appelé HAL-5B). D'après la société Cyberdyne commercialisant ce produit, "le système de contrôle autonome robotique garde en mémoire tous les mouvements élémentaires séquentiels qui composent une action". L'exosquelette dispose ainsi d'une base de donnée lui permettant de stocker les mouvements de base. Par exemple, si la personne souhaite se lever d'une chaise, l'ordinateur va anticiper et prendre en charge la suite du mouvement dès l'initialisation du geste par le porteur.

Un système déjà utilisé

Au Japon, une version de ce dispositif pour les jambes est d'ores et déjà utilisé dans les établissements spécialisés pour les personnes à mobilité réduite. Le produit devrait être bientôt accessible au public pour une somme d'environ 4200 dollars soit près de 3000 euros.

Parallèlement le groupe américain Berkeley Bionics a développé pour les hôpitaux, les jambes artificielles "e-legs", exosquelette permettant aux personnes paralysées de marcher à 3km/heure pendant près de 6 heures.

L'été prochain, le japonais Seiji Uchida, victime d'un accident il y a 27 ans  lui ayant privé de l'usages de ces jambes, tentera de gravir la pente du  Mont Saint-Michel à l'aide du dispositif HAL. "Si je mène à bien ce projet, je prouverai que les personnes à mobilité réduite peuvent très bien se rendre sur des sites historiques, même si ceux-ci ne sont pas dotés d'équipements spéciaux comme des ascenseurs ou rampes d'accès".

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