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Le ménage déprimerait ces messieurs !

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Le ménage déprimerait ces messieurs !

Article publié par , le 16/01/2014 à 10:01

Le ménage déprimerait ces messieurs !

Le secret du bonheur dans le couple : une équitable répartition des tâches ménagères.

Aujourd'hui, très souvent, les deux membres d'un même couple travaillent et les tâches ménagères font l'objet d'une répartition. Comment les hommes supportent-ils cette nouvelle donne, c'est l'objet d'une étude scientifique publiée récemment.

Longtemps on a pensé, et véhiculé, l'idée que les femmes s'épanouissaient dans les tâches ménagères. C'est sans doute vrai pour certaines et complètement faux pour d'autres. Dans une société où seuls les hommes travaillaient, ce poncif était confortable. 

Les hommes déprimés par le ménage, c'est scientifique !

Mais qu'apprend-on sur le site santé log ? Que les tâches ménagères déprimeraient les hommes... Voilà qui a de quoi laisser perplexe. Attention, il ne s'agit pas là d'une affirmation à caractère sexiste (quoi que...), mais des résultats d'une étude scientifique, menée par des chercheurs de l'Université de Gand, chez nos voisins belges. 

En effet, la très sérieuse étude menée auprès de « 1 054 hommes âgés de 18 à 65 ans, a comparé la santé mentale des couples où la femme reste à la maison avec celle de couples où les deux partenaires ont une activité professionnelle. » Tiens, ils n'ont pas étudié de couples où la femme travaille et où l'homme reste à la maison... Mais pourquoi donc ? 

Les résultats de l'étude montrent que dans les ménages où la femme travaille, les hommes « présentent un risque élevé de symptômes dépressifs » s'ils sont plus sollicités (par madame) pour les tâches familiales. Ce qui parait logique quand les deux travaillent, non ? Le risque (de symptômes dépressifs) se traduirait par du stress, de l'agitation et de la perte d'appétit. 

Et ça serait encore pire quand madame a un salaire plus important que monsieur

Pire que tout, dans les couples où la femme a un salaire plus élevé que son conjoint, toujours selon l'étude des universitaires, « l'homme présente une moins bonne santé mentale ». Rien que ça. « Chéri, tu peux lancer une machine ? » « Mais pourquoi tu me demandes ça ? Tu ne m'aimes plus ? ». 

Là où l'on commence à douter de la parité au sein du collège de scientifiques qui a mené l'enquête, c'est quand ces derniers annoncent, sans sourciller, que le risque de symptômes dépressifs et l'altération de la santé mentale ne concernent pas les femmes dans une situation équivalente. Mieux : « si leur conjoint prend en charge plus de tâches ménagères et qu'il présente alors plus de symptômes de dépression, cela impacte la santé mentale de la femme. » Nous y voilà : « Non, mon chéri, ne touche pas ce balai, je ne voudrais pas te voir pleurer ! » 

Cynisme de l'auteure. En fait, la fin du statut de chef de famille omnipotent dévolu à l'homme, met du temps à s'installer dans les faits avec son corollaire : l'égale répartition des tâches ménagères. Ainsi donc, l'un des universitaires met en garde le sexe fort quant à la nécessité qui leur incombe « d'apprendre à vivre avec une femme qui gagne de plus en plus... en compétences. »

Répartir les tâches équitablement, le secret du bonheur

Il est à noter que cette étude confirme les conclusions d'une précédente, menée il y a une dizaine d'années et qui tendait à démontrer que « ce n'était pas tant la quantité réelle de tâches qui importait, mais le sentiment d'injustice dans leur répartition qui conduisait à des sentiments d'anxiété, de démoralisation, de dépression et d'inquiétude. Chez les hommes comme chez les femmes. » Ces sentiments étaient étroitement liés à la perception peu valorisante des tâches ménagères. 

Or, par les temps de disette que nous connaissons actuellement, il semblerait que « les hommes qui ont perdu leur emploi aient revalorisé les tâches ménagères auxquelles, de fait, ils participent de plus en plus. » Comme quoi, à toute chose, malheur est peut-être bon... Ces mêmes hommes apprécient que leurs conjointes poursuivent leur activité professionnelle « qui contribue précieusement aux revenus du ménage ». 

La conclusion de l'étude, c'est que la recette du bonheur dans le couple se trouverait dans une répartition plus juste des tâches entre homme et femme, tout en prenant en compte les situations professionnelles de chacun. Voilà une bonne dose de BSP (Bon sens paysan). 

On ne peut qu'adhérer, mais.... Comment faire l'impasse sur l'étude statistique menée par l'INSEE sur la réalité de la répartition des tâches domestiques quotidiennes en France ? A toutes fins utiles, cette étude dont le dernier opus remonte à 2012, démontrait qu'en 24 ans, entre 1986 et 2010, le temps consacré par les hommes au ménage et aux courses avait augmenté de 7 minutes (par jour). Les femmes consacraient alors 3h52 aux tâches domestiques contre 2h24 pour les hommes... Si le bonheur est dans une répartition plus juste, y'a plus qu'à !

Illustration : © Photographee.eu - Fotolia.com

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Déposer un commentaireDéjà 2 commentaires

Commentaire de Mathias

Postée le 27/01/2014 à 15:34

Cette étude belge prête en effet à sourire. Mais doit-on pour autant se gausser de l'augmentation que vous exposez dans l'étude de l'INSEE ? Il y a du mieux, dans quelques années, ces temps seront équivalents. C'est une question d'éducation et de génération me semble-t-il.

Mathias

Commentaire de Selene

Postée le 21/08/2017 à 17:13

"Répartir les tâches équitablement, le secret du bonheur"
Si seulement.

Selene

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