Les premières crèches parentales voient le jour au début des années 80. Ce sont pour la pluspart des associations de loi 1901. Elles sont gérées par les parents des enfants accueillis et emploient des professionnels de la petite enfance tels que des Educateurs de Jeunes Enfants (EJE), des puéricultrices ou encore des aides EJE. Elles reçoivent des aides de la ville, de la CAF, du conseil général et sont méticuleusement suivies par la P.M.I.

Un accueil familial et convivial.

C'est d'abord une solution alternative entre la crèche et l'assistante maternelle. De la crèche on garde le côté collectif avec environ 16 à 20 enfants et de l'assistante maternelle on garde l'ambiance familiale, un peu "comme à la maison".

La plupart du temps la crèche est située dans une maison avec plusieurs étages et plusieurs chambres ce qui permet aux enfants de pouvoir se reposer et d'évoluer à leur rythme sans être constamment stimulés. Les professionnels veillent à rester au plus près du rythme de chaque enfant notamment au moment des siestes et des repas qui peuvent s'échelonner.

Souvent, un cuisinier est embauché pour confectionner de vrai petits plats afin d'éveiller les papilles nouvelles des enfants.

De par le petit effectif proposé par la crèche les professionnels peuvent avoir un suivi plus détaillé de l'évolution de chaque enfant et le parent de se sentir rassuré et écouté.

S'inscrire dans une crèche parentale s'est aussi être partie prenante de l'éducation des enfants et être actif dans la première de leur vie sociale. Comme dans toute association chaque famille se voit chargé d'un poste qui peux ou non faire partie du bureau (Trésorier, président, secrétaire mais aussi poste bricolage ou encore suivi des salariés).

Enfin, les parents dont les enfants sont accueillis à plein temps doivent effectuer une permanence à la crèche (les règles varient selon les associations; entre 4h30 par semaine à une fois dans le mois). Ces permanences sont des moments de réel apprentissage pour les parents qui collaborent directement avec les professionnels en les aidant au bon fonctionnement de la crèche.

Pour finir, c'est un accueil qui ne coute pas plus cher qu'en crèche municipale car comme pour cette dernière, la cotisation se calcule selon les revenus du foyer.

Un vrai engagement parfois chronophage

Comme dans toute association l'engagement est de mise et encore plus quand il s'agit de faire fonctionner un vrai mode de garde ou chaque jour viennent des enfants. Entre le Conseil d'Administration et la réunion de bureau chaque mois, les permanences à honorer régulièrement, le tour de course alimentaire, et les nombreux mails et coups de téléphone échangés par semaine, la crèche parentale peut très vite devenir extrêmement envahissante!

De plus le poste qu'il faut prendre quand on inscrit son enfant n'est souvent pas une vocation (par exemple la trésorerie ne s'invente pas, elle est souvent laborieuse!) et cela peux provoquer quelques crises de paniques. Discuter salaires, bilans, budget, commission, DDASS, P.M.I, n'est pas forcément une partie de plaisir après sa propre journée de travail.

Mais la crèche c'est aussi une petite entreprise qu'il faut réussir à faire tourner vu que l'on y emploie du personnel qualifié et que l'on y accueil un public exigeant!

La crèche parentale est avant tout une aventure collective et riche de son humanité qui conviendra à des personnes ayant du temps (et l'envie) de s'impliquer pleinement dans la vie associative. C'est un peu déroutant au début, mais savoir que l'on s'associe pour permettre aux enfants de vivre et d'évoluer sereinement dans un univers à la fois collectif mais pas étouffant, c'est peut être tout ce dont on rêve pour eux!

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