Les Français feraient de moins en moins confiance à l'école pour assurer la réussite de leurs enfants

Est-ce une conséquence directe de la dégringolade du niveau scolaire des petits Français dans les classements mondiaux dont les medias nous rebattent les oreilles ? Peut-être. Toujours est-il que les Français semblent avoir de moins en moins confiance dans le système éducatif national. 

Il fut un temps où l'on faisait prendre des cours particuliers aux enfants en difficultés dans une matière donnée. Un professeur ou un étudiant venait donner un coup de main pour les maths ou l'allemand. On avait également recours à ce soutien pour la préparation de concours ardus, histoire d'aller plus loin que les acquis du programme scolaire. 

Une demande croissante pour les cours particuliers

Aujourd'hui, la demande en cours extra-scolaires ne cesse d'augmenter. Il faut bien dire que les mauvais chiffres du chômage dont on ne cesse de nous rappeler qu'il touche en premier lieu ceux qui n'ont pas ou peu de qualifications, ne font que renforcer la course aux diplômes, remparts contre le chômage dans l'esprit de nombreux parents. 

C'est sans doute une hérésie de vouloir pousser tous les enfants vers les filières générales au lycée, puis vers des études supérieures sanctionnées par un diplôme, mais c'est un autre débat. 

Un marché d'1,5 milliards d'euros par an

En attendant, le soutien scolaire se porte très bien, merci pour lui, voire même de mieux en mieux. Ainsi, le chiffre d'affaires du secteur est-il estimé à 1,5 milliards d'euros par an (2011/2012) et la demande ne cesse de progresser. Selon le Centre d'analyse stratégique, organisme dépendant du Premier ministre, « la France est le premier marché de soutien scolaire privé dans l'Union européenne. Ces cours sont très majoritairement non déclarés. » 

Derrière ces chiffres, pas moins d'un million d'élèves et 40 millions d'heures de cours délivrés à 12,5% par des organismes privés. Les familles ayant recours aux cours particuliers le font à hauteur de 40 heures de cours privés par an et par enfant en moyenne, soit un budget de 1 500 euros par an et par famille (avant la déduction fiscale inhérente aux services à la personne). 

Les enfants qui prennent le plus souvent des cours particuliers sont majoritairement issus de familles dont les parents sont artisans, commerçants, cadres ou exercent une profession libérale.

Commentaires

Un facteur a participé beaucoup à ce succès je pense, c'est la création du CESU. Le soutien scolaire tout comme les autres activités de services à la personne ont connu une croissance exceptionnelle.
Les prix dans le supérieur à partir du bac +1 sont trop exorbitant pour la plupart des étudiants !