Anticiper pour prendre en charge la dépendance

La prise en charge de la dépendance était sur la feuille de route du précédent gouvernement, elle figure également au programme de l'actuel. Il faut bien « s'y coller » car selon l'INSEE, le nombre de personnes âgées de plus de 85 ans devrait atteindre 5,4 millions en 2060 alors qu'elles étaient 1,3 million en 2007. 

Le 11 mars, le premier ministre a reçu trois rapports censés donner les pistes de la réforme à mettre en place pour financer la dépendance. Les rapports doivent notamment permettre au gouvernement de mettre au point sa loi sur « l'adaptation de la société au vieillissement » qui devrait voir le jour à la fin de l'année. 

Prévenir, anticiper, développer

Prévenir et anticiper la perte d'autonomie, développer les infrastructures adaptées et s'intéresser aux politiques menées par d'autres pays dans ce domaine sont les trois sujets abordés par les experts. Leurs travaux vont nourrir la réflexion interministérielle qui aboutira au projet de loi. De la même façon ou presque ce projet devrait être décliné en trois volets distincts : l'anticipation du vieillissement, l'adaptation de la société et l'accompagnement de la perte d'autonomie. 

Le coût de la prise en charge des personnes en perte d'autonomie est actuellement estimé entre 22 et 25 milliards d'euros par an or les rapports remis ne l'évoquent nullement, pas plus qu'ils n'envisagent de possibles sources de financement. 

Choisir les bons leviers pour financer

Les auteurs invitent à ne pas focaliser sur la dépendance, mais à adopter « une autre vision de l'avancée en âge ». Les leviers de financement sont déjà connus, puisqu'il s'agit d'envisager une hausse de la CSG, d'avoir recours aux assurances privées, d'instaurer une nouvelle journée de solidarité... Reste à faire les choix qui s'imposent. Seule certitude dans l'immédiat, les retraités imposables seront soumis à une taxe de 0,3% en 2014.

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