Après plusieurs articles relatant des actes (involontaires ou pas) qui s'inscrivent dans une démarche d'ostracisation des anciens, voici qu'est mis en place un Comité national pour la bientraitance et les droits des personnes âgées et handicapées. Ça fait du bien... 

Un comité initialement créé en 2002

Jusqu'ici rien de neuf. En effet, le Comité national de vigilance contre la maltraitance des personnes âgées a vu le jour en 2002 pour une durée de vie initiale de trois ans. Cette instance est en donc à sa troisième version, avec un champ de réflexion et d'intervention qui ne cesse de s'élargir. La mission du comité a notamment été étendue au secteur des adultes handicapés. 

Le mandat du « Comité national de vigilance et de lutte contre la maltraitance des personnes âgées et des adultes handicapés. » créé sur décret en 2007 est arrivé à son terme en mars 2012, il vient donc d'être renouvelé sur un nouveau décret en date du 7 janvier. 

On ne parle plus de maltraitance

Changement notable, il n'est plus question désormais de lutter contre la maltraitance, mais de faire la promotion de la bientraitance. Une façon d'encourage les attitudes positives, plutôt que de pointer du doigt celles qui ne le sont pas. De plus, le Comité s'intéresse désormais aux personnes handicapées et non plus aux adultes, une nuance qui permet d'englober les enfants dans le champ d'action. 

La mission du comité reste « d'aider à la définition, à la mise en oeuvre et au suivi des politiques de promotion de la bientraitance et de prévention et de lutte contre la maltraitance des personnes âgées et des personnes handicapées ». Tout un programme. 

Il s'agit d'un organe consultatif, qui peut être saisi par les ministres concernés, il est d'ailleurs présidé par le ministre en charge des personnes âgées et des personnes handicapées, pour l'heure Marie-Arlette Carlotti. Le décret ne prévoit qu'une réunion minimum par an et il revient à sa présidente d'arrêter son programme de travail annuel sur proposition des membres. Le secrétariat du comité est assuré par la direction générale de la cohésion sociale.

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