L'Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) a publié mardi dernier les résultats d'une étude baptisée « le téléphone portable modifie-t-il la fonction parentale ? ». Elle a été réalisée par la TNS Sofres auprès de 1000 parents d'enfants de 10 à 15 ans. Son constat est sans appel : pour 61% des parents, le mobile des enfants est source de conflit. 

Pose ton téléphone et mange ! 

Et pourtant, l'initiative de l'achat d'un portable pour l'enfant est du ressort de ses parents dans 61% des cas. Fi des idées reçues, c'est moins un caprice d'enfant qu'on aurait tendance à le croire. Pour plus des ¾ des parents qui ont franchi le cap, la première raison de l'achat d'un téléphone est de pouvoir joindre son enfant et d'être joignable en retour, à tout moment. Un cordon ombilical sans fil en quelque sorte. 

Plus étonnant, parmi les enfants qui ont un téléphone portable, 45% ont un smartphone ; ils sont même 1/3 chez les enfants de 10 ans. Une question de mode, certainement, mais il est tout de même bon de rappeler que ces appareils permettent l'accès au web or uniquement 7% des parents utilisent le contrôle parental. Le risque d'être en présence de contenus choquants n'est donc pas négligeable pour les enfants. 

Pas moyen de faire autrement 

Si les parents prennent l'initiative d'acheter un téléphone portable à leur l'enfant, pour 61% d'entre eux cet achat est vécu comme une fatalité, une quasi obligation à laquelle il est impossible de se soustraire. Mais que font donc les enfants avec ce jouet qui n'en est plus tout à fait un ? 

Le téléphone a un impact non négligeable sur l'emploi du temps des plus jeunes. Ils sont 68% à envoyer des sms plusieurs fois par jour. Ceux qui disposent d'un smartphone passent plus de temps encore que les autres à tapoter sur leurs petits écrans. Résultat des courses, l'achat bienveillant finit par devenir source de conflit car les enfants ont du mal à s'arrêter. 

L'inévitable conflit

En effet, 39% des parents déplorent l'utilisation du téléphone par leurs enfants « quand il ne faut pas » et s'inquiètent du risque de dépendance (34%). Ils sont tout de même 61% à reconnaître que le téléphone a déjà été une source de conflit avec leur progéniture. 

Le moyen de communication pour joindre l'enfant se transforme doucement en première source de conflit familial. Alors, pour gérer la situation sereinement et éviter de faire voler les téléphones de vos bambins par la fenêtre, l'UNAF conseille aux parents de définir avec leurs enfants le cadre général d'utilisation du portable à la maison et à l'extérieur.

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