A la SNCF, il n'y a (actuellement) la place que pour deux personnes à mobilité réduite par TGV. Une situation dénoncée par l'association « une place pour chacun ». L'initiative d'Airbus va dans le sens inverse : l'avionneur propose désormais aux compagnies américaines d'équiper ses A320 de sièges extra-larges destinés en premier lieu aux obèses. 

En effet, plus joufflu que son concurrent le 737 de Boeing, l'A320 permet d'offrir différentes configurations dont une incluant de larges sièges de 20 pouces (50,8 cm) de part et d'autre du couloir ou encore une autre avec 3 sièges de 18 pouces (45,7 cm). Argument peu délicat avancé par la compagnie, les fauteuils plus larges peuvent être vendus plus chers. 

Une demande d'outre atlantique

Il faut dire qu'au départ, apparemment, ce sont des compagnies américaines qui ont demandé à Airbus comment tirer profit de la plus grande largeur des cabines, d'où l'idée de l'avionneur, étroitement liée à la notion de profit. 

En gros, vous avez la possibilité de prendre l'avion si vous êtes obèse, mais il vous en coûtera un peu plus cher. Airbus précise par ailleurs que les fauteuils XXL peuvent également intéresser des parents qui souhaitent garder leur petit enfant sur leurs genoux et qu'ils conviennent aux carrures importantes. A priori, plusieurs compagnies seraient intéressées. 

Des kilos qui rapportent

Il faut dire qu'outre le fait que ces cabines spécialement aménagées offrent l'avantage d'être « user friendly » pour les personnes en surpoids, elles sont de surcroit intéressantes sur le plan financier. Le constructeur chiffre à 3 millions de dollars sur 15 ans les revenus supplémentaires que rapporterait la formule qui compte un tiers de fauteuils extra-larges. 

Aux Etats Unis, on estime que les obèses représentent 36% de la population et ils seraient 42% en 2030. Il semble donc logique de s'intéresser à ces voyageurs. Selon les statistiques, les sièges de 18 pouces conviendraient déjà aux 16% de la population dont l'indice de masse corporelle est de 25, soit le seuil du surpoids selon l'OMS. Jusqu'à ce jour, les compagnies américaines sont les seules à avoir exprimé ce besoin.

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