« Vivre vieux c'est bien ; mais vieillir bien, c'est mieux ! » telle est l'affirmation de Thérèse Clerc, fondatrice de la maison des Babayagas. Pour faire mentir la célèbre citation du Général de Gaulle : « la vieillesse est un naufrage. », cette femme a muri un projet de vie qui lui permette, à elle et à d'autres femmes, de ne pas basculer dans la solitude et devenir un poids pour ses proches avec l'âge. 

Son projet se pose comme une réponse possible à la gestion du grand âge. Il s'agit d'une prise en charge individuelle et collective, de façon solidaire, dans un espace ouvert sur la ville et la société, loin de l'enfermement de certaines maisons de retraite. 

Vivre ensemble, toutes solidaires 

L'environnement collectif de la « Maison des Babayagas » doit permettre de restaurer ce qui a quelque peu disparu, à savoir la solidarité naturelle de voisinage. Quand on repense à cet homme trouvé mort dans son lit quatre ans après son décès il y a peu de temps de cela, l'idée a de quoi séduire. 

Le concept de Maison des Babayagas prend le contrepied de l'assistance aux personnes âgées. Ici, le principe appliqué est celui de l'anticipation, de la prévention et de l'accompagnement. On ne considère par la personne âgée par le prisme de ses fragilités et de ses dépendances, mais on fait le pari d'un environnement social qui la respecte et qui considère en premier lieu ses capacités d'intervention et d'autonomie. On parle de personne et non de patient potentiel. 

Le but recherché est également d'ordre psycho-sociologique. Les porteurs du projet souhaitent changer le regard porté sur les retraitées, afin qu'il cesse d'être trop économiste et qu'il ne se résume pas au coût (trop lourd) d'une vie au-delà du temps consacré au travail, aux enfants et aux tâches domestiques. Le regard posé sur les femmes vieillissantes est en ce sens trop souvent lourd et pesant. 

Un premier projet va sortir de terre 

La première maison va voir le jour dans la commune de Montreuil, en banlieue parisienne. Le projet a été mis en place en partenariat avec l'association des Babayagas, l'OPHM, la ville de Montreuil et le Conseil régional. Le bâtiment accueillera 20 personnes vieillissantes et 4 jeunes de moins de 30 ans en début de parcours. La cohabitation des générations a pour objectif de favoriser l'entraide et la solidarité. 

L'association s'est dotée d'une charte qui définit ce que doivent être les Maisons des Babayagas et elle tient en quatre points : autogérée, solidaire, citoyenne et écologique. 

  • Autogérée : pour réduire au minimum le recours à l'aide extérieure. Pour pallier au déclin physique, une attention toute particulière sera portée aux soins par la gymnastique et les massages notamment, l'objectif étant de mêler plaisir et exigence. 
  • Solidaire : pour mutualiser les moyens de toutes en respectant l'intimité de chacune. Pour bien vieillir ensemble et aborder la mort sereinement
  • Citoyenne : pour rester ouvertes sur la cité et être actives aussi longtemps que possible dans la vie politique, sociale et culturelle. 
  • Ecologique : dans un souci de respect de l'environnement et d'économie d'énergie. La Maison fonctionnera avec une gestion rigoureuse de l'eau, des énergies et des déchets. 

Si ce projet vous séduit, vous pouvez le soutenir via le site de l'association : lamaisondesbabayagas.fr. Envie de créer une autre maison sur le même modèle ? Contactez l'association. Il y a déjà trois autres projets en cours, pourquoi pas le vôtre ?

Commentaires

bonjour, bravo pour cette démarche et sa réalisation. Ma maman serait prete à rejoindre votre communauté, mais y a t il encore de la place, fonctionnez vous en location, achat ...... toutes ces questions que je me pose. Merci de votre réponse. Si vous préférez le tél : O4 76 45 70 26 Chris à bientot j'espère. Cordialement ____________________
infirmière libérale, je suis confrontée dans mon métier à la solitude des personnes agées et souhaite créer dans me commune, une maison semblable