Il était une fois, à Cannes (Alpes Maritimes), une femme de ménage qui travaillait chez une vieille dame de 90 ans. Jusque là rien de particulier à noter. Toutefois, la vieille dame avait beaucoup d'affection pour son employée. A tel point, que pour lui témoigner sa gratitude et son affection, elle lui avait offert un présent. Pas n'importe quel cadeau : une toile du peintre Maurice de Vlaminck. Une nature morte représentant un bouquet de fleurs estimée pour la coquette somme de 70.000 euros. On est loin de la babiole. 

Empêtrée dans des soucis financiers et en pleine procédure de divorce, la trentenaire avait derechef revendu ledit tableau à un restaurateur au prix convenu de 9.600 euros, faute de certificat d'authenticité. Mais tout le monde n'était pas de cet avis. 

La vieille dame décédée peu de temps après la transaction, sa famille, soit son unique héritier, s'est manifesté en la personne de son frère. Ni une, ni deux, ce dernier a tenté de remettre la main sur son héritage en portant l'affaire devant les tribunaux avec une plainte pour abus de faiblesse à l'encontre de la femme de ménage et recel d'abus de faiblesse pour le restaurateur de tableaux.

Le plaignant, très au fait de la valeur du tableau, réclamait 60.000 euros de dommages et intérêts. En vain. En première instance, les expertises médicales produites à l'audience du mois de décembre 2011 ont conclu que la vieille dame avait bien toute sa tête au moment des faits et que par conséquent, son discernement n'était nullement altéré. 

Le parquet n'avait pas requis de peine contre les accusés et ce mercredi, 15 février, le tribunal correctionnel de Grasse a relaxé la femme de ménage. L'histoire ne dit pas si le restaurateur a pu conserver le tableau acquis au septième de sa valeur...

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