Il parait que dans nos contrées pas toujours très chaudes, nous passons 80% de notre temps à l'intérieur d'un bâtiment. Dehors, nous n'apprécions guère l'odeur dégagée par les pots d'échappement et nous sommes inquiets à la vue d'une épaisse fumée s'élevant au-dessus d'une usine. Et pourtant, dans nos bureaux, maisons, écoles, nous sommes sensibles à la qualité de l'air intérieur, souvent plus pollué qu'à l'extérieur. 

Au nombre des produits qui polluent notre atmosphère : peintures, colles, vernis, adhésifs, parquets, moquettes, papiers peints, isolants, cloisons, bougies parfumées (eh oui !) et d'autres encore. Tous ces produits du rayon bricolage émettent notamment du benzène et du formaldéhyde. Des petits noms pas franchement sympathiques et pour cause, ils sont en partie responsable du développement des problèmes respiratoires de bon nombre d'entre nous. 

Le gouvernement a donc mis en place un étiquetage destiné à nous indiquer le niveau en polluants volatils des produits de construction et de décoration. Calqué sur le modèle de l'étiquette énergie qui concerne les automobiles, les logements ou encore l'électroménager, la nouvelle étiquette est graduée comme suit : 

  • A+ : très faibles émissions 
  • A : faibles émissions 
  • B : émissions moyennes  
  • C : fortes émissions 

Pour information, la médiocre qualité de l'air que nous respirons à l'intérieur des bâtiments coûterait tout de même la bagatelle de 10 à 40 milliards d'euros par an. Gageons que ce nouvel étiquetage poussera les fabricants à revoir la composition de leurs produits pour une réduction voire une suppression des polluants. Une belle source d'économie pour l'Etat et une amélioration de l'état de nos bronches.

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