En 2010, les françaises ont donné le jour à 830.000 enfants, le meilleur taux de natalité pour le pays depuis la fin du baby-boom situé au milieu des années 1970. Il y a donc beaucoup de naissances en France et pour les accompagner un besoin important en sages-femmes. Ce besoin est d'autant plus accru que les examens prénataux sont plus nombreux qu'auparavant. 

Une sage-femme installée en libéral s'occupe de la surveillance des grossesses à risques à domicile, elle anime des séances de préparation à l'accouchement et après la naissance, elle fait de la rééducation périnéale. Bien souvent, pour continuer à pratiquer des accouchements, elle exerce à temps partiel dans une maternité. 

Le séjour à la maternité va être raccourci ce qui nécessitera plus d'interventions de sages-femmes

Le système Prado « Programme de raccompagnement du retour à domicile », expérimenté depuis 2010 dans une dizaine de départements propose aux jeunes mères de sortir plus tôt de la maternité. Avec ce système, les sages-femmes risquent d'être plus sollicitées, notamment pour assurer le suivi des jeunes mamans. 

Le problème qui se pose alors, est celui du faible nombre des sages-femmes libérales en milieu rural. Une revalorisation des actes pourrait être nécessaire pour « concurrencer » les maternités qui proposent travail garanti et salaire, d'autant que l'exercice en libéral offre lui une relation plus proche avec la femme enceinte dans un contexte non médicalisé et donc plus convivial. 

La profession, qui attire les hommes mais toujours dans une moindre mesure, mérite qu'on y réfléchisse avant de s'engager. Il y a beaucoup de contraintes, mais exercée en libéral, en partie au moins, elle offre la possibilité d'accorder plus de place à l'accompagnement des femmes. Un métier avec beaucoup d'échanges et d'écoute, très enrichissant sur le plan humain.

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