On peut en rire ou en pleurer, au choix. Doit-on trouver consternant qu'une femme de ménage ne fasse pas la distinction entre une oeuvre d'art et un objet du quotidien ? Où bien s'interroger sur le fait qu'une oeuvre d'art reconnue comme telle ne puisse être distinguée d'une baignoire sale ? Un peu des deux sans doute. 

Retour sur les faits. Le 21 octobre 2011, considérant qu'au musée de Dortmund où elle travaille, la baignoire en caoutchouc placée sous des planches en bois est bien sale, une femme de ménage se retrousse les manches pour frotter vigoureusement ladite baignoire et lui rendre son lustre. Nettoyer pour une femme de ménage, cela va de soi. Et pourtant... 

Sacrilège ! L'installation ne devait surtout pas être touchée, encore moins récurée. Il s'agissait d'une oeuvre de l'artiste allemand Martin Kippenberger (aujourd'hui décédé) baptisée "Quand les gouttes d'eau commencent à tomber du plafond". Fort heureusement, l'oeuvre était assurée pour 800.000 euros. Le préjudice financier peut donc se réparer, mais la perte culturelle est, elle, irrémédiable et définitive. Plus personne ne pourra admirer la patine créée par les gouttes d'eau tombées sur la baignoire de Kippenberger.

Des règles de sécurité doivent être respectées dans les musées pour éviter tout incident, notamment à l'occasion du ménage. Pour la catastrophe du musée de Dortmund, il n'a pas été établi que la femme de ménage avait connaissance des mesures en vigueur.

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