Une baby-sitter de 23 ans a été placée en détention provisoire par le tribunal correctionnel de Lille ce mardi 21 juin pour avoir commis des actes de violence sur un enfant de 18 mois.

Des actes de violences répétées depuis 6 mois

C'est par l'intermédiaire d'un dentiste commun qu' Elodie C, jeune Marcquoise de 23 ans rencontre le couple de Wambrechies, parents de 5 enfants. La jeune fille n'est pas nourrice agréée mais un contrat en bonne et due forme a été établi pour trente heures hebdomadaires. La babysitter par ailleurs, travaille à temps partiel dans un fast-food de Marcq.

Tout semble se passer pour le mieux depuis plus d'1 an jusqu'à début 2011 où le petit garçon devient agité et ne cesse de hurler à longueur de temps. Les parents mettent ça sur le compte du caractère difficile de l'enfant et se disent qu'avec l'apprentissage de la parole cela se calmera.  Mais le vendredi du pont de l'Ascension alors qu'il n'y a pas d'école, Elodie se retrouve à garder les autres enfants du couple qui lorsque leurs parents vont rentrer vont leur révéler que la jeune fille a des propos très durs envers le tout-petit et n'est pas la douce et calme femme qu'ils connaissent d'ordinaire.

Par méfiance le couple va alors poser quelques caméras aux endroits-clés de la garde comme dans la chambre du bébé et près de son parc. Ce qu'ils vont voir est saisissant d'effroi. L'enfant est giflé dans son lit, ligoté avec des bandanas et un paréo. Après avoir été langé, le petit est jeté à travers la pièce.

Une double personnalité

La baby sitter était connue de tous comme une jeune fille douce et charmante. Karine, la maman, explique : "Ses propos, sa voix, la violence, je ne reconnais rien. C'est Docteur Jekyll et Mister Hyde". Mardi, au palais de justice, Élodie C. a multiplié les "regrets". "Je regrette tout le mal que j'ai fait. Désolée. Je regrette vraiment !" dit-elle lors de sa comparution.

Son avocate, Me Émilie Dewaele, évoque un "pétage de plombs", et assure que sa cliente était "saturée, hyperstressée", car elle cumulait deux emplois. Malgré cela le procureur réclame la détention provisoire en raison de la  "violence maîtrisée, froide, réfléchie" de l'accusée telle qu'elle apparaît sur les vidéos.

Le procès d'Elodie C. aura lieu le 1er août, en huit clos à la demande de la famille de la victime.

 

 

 

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