Les personnes âgées de plus en plus concernées

En France, la maladie d'Alzheimer touche actuellement près de 860 000 personnes, principalement des personnes âgées. Ainsi, près d'une personne sur 10 âgée de plus de 65 ans serait porteuse de la maladie. Au vu du vieillissement de la population, la situation n'est pas prête de s'améliorer.

Une maladie qui isole

Neurodégénérative et évolutive, cette maladie s'attaque ainsi au cerveau, occasionnant des troubles relativement important de la mémoire, du raisonnement et de la communication. Des troubles s'aggravant au fil du temps, isolant de plus en plus le malade.

Une charge de plus en plus lourde pour les familles et les proches, devant jongler entre services à domicile, soins, prestations sociales, .... C'est dans ce cadre qu'intervient le gestionnaire de cas.

Un interlocuteur privilégié

Le gestionnaire de cas est, en quelque sorte, un médiateur entre le malade et sa maladie. Pour le professeur Yves Couturier, spécialiste en gériatrie, dans la fonction de ce gestionnaire, "le cas n'est jamais la personne (« je ne suis pas un cas ») mais la situation d'une personne (« je veux quelqu'un s'occupe de mon cas »)".

Les gestionnaires de cas sont des professionnels non médecins, issus du domaine sanitaire et social (il peut s'agir d'assistantes sociales, de psychologues ou encore d'infirmières par exemple). Tous ayant suivi une formation particulière supplémentaire pour exercer cette fonction de gestionnaire de cas.

En gros, le gestionnaire de cas fait le lien entre le malade, sa famille et les différentes prestations et prestataires intervenant durant les soins. Plus qu'un énième interlocuteur, il s'attache à connaitre chaque patient, (un gestionnaire pouvant traiter 40 dossier au maximum), effectuant un suivi particulier du malade. Il évalue ainsi les besoins en soins mais également en services, il instruit les demandes d'aides. Il interagit également avec les différentes structures d'aides à domicile, le médecin traitant ou encore avec le centre local d'information et de coordination (CLIC).

Un système encore en expérimentation

La plupart des gestionnaires de cas travaillent au sein de structures expérimentales : les Maisons pour l'Autonomie et l'Intégration des malades Alzheimer (MAIA), lancées pour la première en fois en 2009 dans la Sarthe et en partenariat avec la caisse nationale de solidarité pour l'autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées (CNSA). Défini dans  le "Plan Alzheimer 2008-2012", ce projet vise à créer "un véritable guichet unique, un lieu d'orientation de la prise en charge" de la maladie d'Alzheimer. Suivant les résultats obtenus au bilan de ce plan national, ce dispositif pourra être étendu sur l'ensemble du territoire dans les années a venir.

Commentaires

Bien, bonne idée. Avoir un interlocuteur personnalisé pour aider ses personnes, permet effectivement de simplifier les choses. Leur monde est devenu compliqué faute de la maladie, alors, bonne innitiative.
Je suis en contact avec une gestionnaire de ccas puisque ma mère est atteinte de la maladie d'Alzheimer. Je suis très dubitatif sur son rôle exact. Aucune empathie avec les aidants, très peu de suivis sur le plan d'aide mis en oeuvre. Un peu embarassante en fait... Personne de dossiers avec des cases à remplir. Encore une..
Ma mère est suivie par une gestionnaire de cas et mon père aussi. Elle va s occuper de remplir les demandes d APA. Je lui ai donné tous les justificatifs demandés. A ma grande surprise la gestionnaire de cas m'a demandé les relevés bancaires de mes parents pour voir ils avaient les moyens financiers pour mettre ma mère ds une maison de retraite. Bien sûr je ne les ai pas donnés, c est interdit ! Cela m a choqué. La gestionnaire de cas m à raconté que des choses fausses par rapport aux epadh. Les gestionnaires de cas ont ils une commission où veulent ils prendre de l argent des malades. Je me pose la question