La varicelle est une maladie très contagieuse et que beaucoup de personnes font pendant leur enfance. Sa grande caractéristique est l'apparition de petits boutons sur tout le corps.

Un virus contagieux

La varicelle traduit du virus varicelle-zona et se caractérise par sa très forte contagiosité. Si l'enfant est en collectivité et qu'un cas a été diagnostiqué il est fort probable que le virus l'atteigne. Et comme la contagion commence avant l'apparition de boutons il est bien difficile d'y échapper !

Il n'est pas facile de reconnaitre de suite la varicelle. En effet, l'enfant à souvent un rhume (mais ce n'est pas le premier !) à quoi s'ajoute une grosse fatigue et souvent une perte d'appétit et un peu de fièvre.

Ce n'est qu'avec l'apparition de boutons que l'on peut poser un diagnostique. Ce sont de petites tâches roses d'environ 2 à 3 mm de diamètre qui se transforment vite en petites cloques remplies d'un liquide transparent. On appelle ces boutons des vésicules. Il ne faut surtout pas tenter de les percer ! Peu nombreuses au départ elles envahissent très vite une grande partie du corps ; seules les paumes des mains et des pieds sont épargnées ! La durée de vie d'un bouton est de 48h ; ensuite il sèche et forme une croûte qui fini par tomber.

La caractéristique désagréable de ces boutons c'est qu'ils sont très irritants. Il faut empêcher l'enfant de se gratter sous peine de traces indélébiles par la suite. Pour calmer les démangeaisons plusieurs solutions sont possibles :

  • Ne pas surchauffer le domicile car la chaleur favorise le prurit ;
  • Donner des bains tièdes additionnés de bicarbonate de soude ou de farine d'avoine ;
  • Tapoter les plaies avec des compresses mouillées.

Des complications possibles

Bien que la varicelle soit une maladie bénigne, elle peut se compliquer chez certaines personnes :

  • les sujets immunodéprimés (défenses immunitaires faibles) sont très exposés ;
  • les femmes enceintes peuvent transmettre le virus au foetus ce qui peux entrainer des malformations ;
  • les nourrissons. Si la mère a contracté la varicelle ils peuvent développer une varicelle congénitale gravissime puisqu'on recense 20% de mortalité ;
  • l'adulte en général peut contracter une complication qui se traduit par une difficulté à respirer et des symptômes pulmonaires aigus.

La vaccination comme prévention ?

Depuis septembre 2004 on peut faire vacciner les enfants pour prévenir de la varicelle. La vaccination se fait en une injection unique avant l'âge de 12 ans. Elle peut se faire de façon isolée ou en même temps que le ROR (rougeole- oreillons -rubéole). 

Le vaccin n'est pas remboursé et coûte 43 euros.

La plupart des professionnels de la santé considèrent que le vaccin n'est pas indispensable et qu'au contraire il ne fait que repousser le virus vers l'âge adulte alors qu'il est plus facile de lutter face à la varicelle lorsqu'on est petit et qu'elle entraine moins de complications.

Il faut savoir qu'en France, le Conseil supérieur d'hygiène publique de France (CSHPF) estime que la vaccination n'est essentielle que pour certains cas bien spécifiques :

  • les enfants sans antécédents de varicelle, dont la sérologie est négative et candidats à une greffe d'organe ;
  • toute personne sans antécédents de varicelle, dont la sérologie est négative et en contact avec des sujets immunodéprimés ;
  • les étudiants entrant en première année de médecine ;
  • les personnes ayant été en contact avec le virus dans les trois jours suivant le début de l'incubation.

En conclusion on peut donc dire que la varicelle est une maladie qu'il faut faire le plus vite possible dans son enfance. Alors dés qu'un cas se manifeste à la crèche, pas de panique mieux vaut que nos enfants la fasse une bonne fois pour toute !

 

 

 

 

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