Rapport de l'Institut National du Cancer

Ce rapport réalisé par l'INCa s'inscrit dans la mise en oeuvre de l'axe Observation du Plan cancer 2009-2013 (produire et de communiquer annuellement des informations sur le cancer et la cancérologie). Il sort de ce rapport que la mortalité par cancer a beaucoup évolué depuis 1990 et qu'il y a un recul ces dernières années. 

Cette baisse de la mortalité concerne les hommes et les femmes pour pratiquement tous les cancers, toutes les tranches d'âge, et toutes les régions. 

Chiffres du cancer en France

Il y a en moyenne, 147851 décès par cancer par an sur la période allant de 2003 à 2007 : 

  • 88 188 chez l'homme
  • 59 663 chez la femme 

Le cancer représente est toujours la première cause de décès en France chez l'homme (32,9% de l'ensemble des décès masculins) et la deuxième chez la femme (23,4% de l'ensemble des décès féminins).

71% des décès par cancer enregistrés sur la période 2003-2007 surviennent chez les personnes âgées de 65 ans et plus.

Pour les moins de 65 ans, le cancer du poumon est la principale cause de décès chez l'homme (31,9% des décès prématurés masculins). Pour les femmes de moins de 65 ans, le cancer du sein (26,8% des décès prématurés) est devant le cancer du poumon (15,4% des décès prématurés féminins).

Les résultats du rapport de l'INCa

Voici les principaux point du rapport :

  • Le taux de mortalité par cancer tous âges et toutes localisations confondus a diminué si l'on compare les périodes 1983-87 et 2003-07. 
  • Le taux masculin a ainsi baissé de 22% passant de 208,7 à 162,6 décès pour 100 000 hommes avec une accélération de la baisse sur les dix dernières années.
  • Le taux féminin a diminué de manière moins importante (-14%) passant de 92,8 à 79,9 décès pour 100 000 femmes.

Les évolutions de la mortalité par cancer sont liées à des phénomènes indépendants des seules évolutions démographiques (accroissement et vieillissement de la population) : 

  • évolution de l'incidence (fréquence des nouveaux diagnostics de cancer),
  • amélioration dans la prise en charge diagnostique (effet d'un éventuel dépistage ou diagnostic précoce),
  • amélioration de la prise en charge thérapeutique.

Chez l'homme, la baisse du taux de mortalité par cancer est en grande partie attribuée à la baisse importante de la mortalité de certains cancers liés au tabac et à l'alcool, baisse induite par la diminution de l'incidence de ces cancers en lien avec le recul de la consommation alcoolo-tabagique.

Chez la femme, la décroissance du taux de mortalité par cancer, moins favorable que chez l'homme, est ralentie par la forte hausse du taux féminin de mortalité par cancer du poumon au cours des vingt dernières années, augmentation en lien avec celle de la consommation tabagique observée depuis plus de 40 ans. 

La baisse du taux de mortalité liée à certains cancers accessibles au dépistage et diagnostic précoce tels les cancers du sein, du côlon-rectum, du col de l'utérus, aurait également contribué à la baisse du taux de mortalité par cancer, notamment sur les années récentes. Toutefois, ces politiques de santé publique sont encore trop récentes pour permettre d'observer pleinement leur efficacité. La généralisation en France des dépistages organisés du cancer du sein et du cancer colorectal devrait contribuer à la poursuite de la baisse de la mortalité par ces cancers.

Les progrès de la médecine et l'amélioration de la prise en charge ont permis une forte baisse du taux de mortalité pour certaines localisations telles que le testicule, la thyroïde et la maladie de Hodgkin.

Enfin, si à l'heure actuelle, l'écart de la mortalité par cancer entre les hommes et les femmes se réduit au cours du temps, le taux de mortalité par cancer reste encore deux fois plus élevé chez l'homme. 

Retrouvez le rapport "Dynamique d'évolution des taux de mortalité des principaux cancers en France" sur le site de l'institut national du Cancer.

 

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