De nombreux préavis de grève ont été déposés pour le 12 octobre 2010. Voici les prévisions pour l'éducation nationale, les transports en commun, les aéroports et la fonction publique.

Grève dans l'éducation nationale

Le ministère de l'Education nationale annonce que 27,17% des enseignants du primaire (écoles maternelles et élémentaires) se sont déclarés en grève pour mardi 12 octobre.  De son coté, le premier syndicat du primaire (SNUipp-FSU) prévoit un taux de gréviste de 47,9%. Attendez-vous donc à ce que de nombreuses classes soient fermées. En cas de besoin, si vous êtes concerné par la fermeture d'une classe, vous pouvez consulter nos annonces de garde d'enfants

Grève dans les transports en commun

Pour le mardi 12 octobre, la SNCF prévoit 1 TGV Paris-province sur 3 et 1 TGV province-province sur 5.

4 TER sur 10 doivent être assurés et il y aura 1 train Téoz sur 3.

Du côté de l'internationale, le service devrait être normal sur Eurostar, il devrait y avoir 8 trains sur 10 sur Thalys; 2 trains sur 3 pour l'Allemagne et 8 trains sur 10 pour la Suisse.

Du côté de la RATP, il faut prévoir :

  • 1 RER B sur 5;
  • 1 RER A sur 2, 
  • Trafic normal sur les lignes 1, 11 et 14,
  • 3 métro sur 4 sur la Ligne 6,
  • 2 trains sur 3 sur les lignes 3, 3bis, 4, 8 et 13,
  • 1 train sur 2 sur les lignes 2, 5, 7, 7bis, 9, 10 et 12.
  • 3 bus sur 4 en moyenne.
  • Un trafic normal pour Tvm 
  • 3 rames sur 4 pour le Tramway T1
  • Un trafic quasi normal pour les tramway T2 & T3

Les transports en commun seront aussi perturbés dans de nombreuses villes en province.

Grève dans les aéroports

30% des vols seront annulés aux aéroports de Roissy.
50% des vols seront annulés à Orly.

Grève dans la fonction publique

Les fédérations de fonctionnaires CGT ont déposé un préavis de grève du 12 au 18 octobre. De nombreux guichets seront fermés au Pôle Emploi, à la sécurité Sociale, dans les CAF...

De nombreuses crèches prévoient aussi de fermer ou de fonctionner en service restreint (en fermant certaines unités).

Nous espérons que cette journée ne sera pas trop compliqué pour vous.

Commentaires

A 9h30, 299 établissements sont touchés par le mouvement contre la réforme des retraites, soit 6,9 % des 4 302 lycées du pays, selon le ministère de l'éducation nationale. 90 lycées sont bloqués et 209 perturbés. On se croirait à l'époque du CPE...
Mettre à bas l'état capitaliste: une question de vie ou de mort Ils comptent les manifestants. Ils comptent les heures et sous perdus, à cause des grèves. Ils comptent le fric que le fisc leur « confisque », de sa main gauche. Ils comptent même le nombre d'années-lumières qui séparent lycéens et étudiants, de la retraite. Compter, pour eux, c'est tout ce qui compte. Car les capitalistes n'ont que l'argent à la bouche, l'argent! L'argent! L'argent! En fait, c'est plus fort qu'eux, ils l'avouent à chaque seconde: ils comptent sur les prolétaires pour s'en sortir. Prolétaires auxquels, curieusement, ils demandent de ne pas compter leur propre temps, sinon c'est attentatoire aux libertés! Pur égoïsme! Voire un crime contre l'humanité, la leur! Ou alors c'est, au mieux, une façon totalement irresponsable d'agir! Propre aux types complètement marteau, stagnant dans un enfer pratico-inerte, créé de toutes pièces; ce qui démontre bien une imbécillité sans bornes, sans parler d'une évidente incapacité à penser le monde plus loin que sa bite, plus vite que son ombre et plus haut que le premier minus venu! Ils nous ont bien compris. Nous ne sommes pas de la race des gagnants. Parmi nous, il n'y a pas de grands fauves qui servent de putains aux classes capitalistes. Ni d'aigles de carnaval, à plumes d'autruche, qui se mettent le feu au cul, en s'asseyant sur les restes d'une forêt calcinée. Avec le beurre président, c'est plus mieux, précisent ces amateurs de traditions scolaires. Quant aux ghettos réels, qui sont les nôtres, nous ne les avons pas choisis, ce sont les fruits merveilleux de la croissance. Et donc, entre eux et nous, nous sommes d'accord, il n'y a aucun échange véritablement humain, possible. Leur démocratie n'est pas pour nous. Et leur liberté est un parfum qui pue la mort. Si le prolétariat veut vivre, le capitalisme doit crever